Vincent Peremans, patron des TEC: "On part en grève contre un décret vague"

Vincent Peremans, administrateur général de la Société Régionale Wallonne du Transport.
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Vincent Peremans, administrateur général de la Société Régionale Wallonne du Transport. - © JOHN THYS - BELGA

La grève des services des transports publics wallons bat son plein depuis jeudi matin. Vincent Peremans, administrateur général de la Société Régionale Wallonne du Transport (SRWT), qui chapeaute la TEC, est l'invité de Matin Première. Il revient sur la grève et les différentes réformes mises en place par le gouvernement.

Au cœur des protestations, des réformes qui, pour le moment, sont loin d'être actées. Service minimum, fusion des structures, la Wallonie connait son 6e jour de perturbations des transports sur 60 jours ouvrables. Sauf que, "c'est la première fois depuis 2014 que les conducteurs sont en grève pour un problème réellement relatif à la TEC".

En effet, Vincent Peremans parle "d'une tradition de soutien aux mouvement sociaux dans le personnel de la TEC". Ce qui signifie que les conducteurs s'arrêtent de travailler par soutien et ce, même si les protestations ne les concernent pas directement.

Bien que l'administrateur général s'excuse pour les "250.000 personnes qui cherchent actuellement des solutions de mobilité et je partage leur désarroi", il semble ne pas totalement soutenir l'acte de grève en cours. "La grève n'est peut-être pas le bon moyen pour essayer d'empêcher ces réformes. C'est légitime d'être contre un projet. Ceci dit la grève n'est pas la bonne solution d'autant plus que les leaders syndicaux pensent qu'elle est l'arme ultime mais sur ces sujets-là, la CGSP avait d'autres moyens."

Une chose est sûre : Vincent Peremans n'est pas content de cette grève, mais il martèle la fréquence peu élevée d'actions similaires au sein de la TEC où le dialogue social est constructif. "Le climat est serein au sein de l'entreprise. L'année passée on a eu 70 conflits potentiels mais pas une grève, pas une crise."

Service minimum au cœur des préoccupations

Suites aux récentes actions, le gouvernement fédéral souhaiterait mettre en place un service minimum. Dans chaque région, un certain nombre de lignes de bus seront définies comme étant les plus importantes et comme ayant l'obligation de rouler, même en temps de grève. Pour Vincent Peremans, "on part en grève contre un décret vague qui dit qu'on va devoir en discuter. C'est de la prévention alors qu'on ne sait pas concrètement ce qui va avoir lieu."

Un projet polémique qu'il n'estime que très moyennement faisable à première vue. En ce qui concerne la fusion des 5 sociétés wallonnes de TEC, même son de cloche. Si cette réforme engendrera des changements pour les administrateurs qui passeront de 85 à 15, elle n'impactera ni les voyageurs, ni le personnel des transports publics.

Un gain de 150.000 euros, des projets d'amélioration qui seront poursuivis, plus d'efficacité au sein du groupe, aucun changement pour les navetteurs, que demande le peuple ?

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