Veviba: les travailleurs sont inquiets

Après le communiqué virulent du Groupe Verbist et sa volonté de rester seul à la manœuvre pour ses abattoirs, quel est l’avenir du site de Véviba à Bastogne? Les différentes parties impliquées dans ce dossier se posent des questions et les travailleurs sont plus qu’inquiets.

Cette communication du groupe Verbist ne va pas faciliter la reprise du travail à Bastogne alors que depuis trois mois, deux managers de crise mandatés par la SOGEPA , le bras financier du gouvernement wallon, œuvrent pour une remise en route de l’outil le plus rapidement possible.

Rappelons que le 31 mai, de nouveaux agréments provisoires ont été octroyés par l’AFSCA pour l’atelier de découpe de Véviba à Bastogne mais sous conditions strictes : le management, doit être confié à la SOGEPA et non à Verbist. Les mandats des deux intérims managers se terminent ce 15 juin. S’ils ne sont pas renouvelés, le site bastognard perdrait à nouveau ses agréments.

Du côté des travailleurs, une septantaine de personnes, on voit la reprise du travail s’éloigner. Jusqu’à présent, le personnel a toujours perçu son salaire, il craint à présent d’être mis en chômage temporaire.

René Collin pour une reprise du dialogue entre les différents acteurs

En marge de la présentation des prochaines journées "Fermes ouvertes" mardi à Braine-l'Alleud, le ministre wallon de l'Agriculture René Collin (cdH) a "plaidé fermement" pour que le dialogue puisse reprendre entre les différents acteurs du dossier Veviba, constatant que ce n'est pas à coups d'invectives que des solutions seront trouvées alors que l'enjeu est important pour le secteur et que de nombreux emplois sont concernés.

Pour René Collin, les enjeux sont trop importants pour ne pas les traiter avec tout le sérieux nécessaire, et il convient que tous les acteurs reprennent le dialogue. Sur le fond, "il faut raison garder. Il ne s'agit pas de gommer la réalité des faits qui ont été révélés", a-t-il indiqué.

"L'enquête en cours établira leur exacte amplitude. La priorité est que les outils fonctionnent de manière efficace parce que la filière et les éleveurs en ont besoin. Quel que soit l'opérateur, on doit avoir des exigences très fortes sur la qualité des contrôles et obtenir des garanties pour la mise en place d'un mécanisme permettant d'y impliquer à la fois les éleveurs et les consommateurs", a ajouté le ministre.

"Il doit y avoir un avant et un après Veviba pour les garanties données aux consommateurs sur la qualité des produits, mais aussi aux éleveurs par rapport au respect de leur travail parce qu'ils ont été victimes de la crise", a-t-il conclu.

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