Veviba: les managers de crise de Veviba se distancient de la lettre du Groupe Verbist

Sous le coup d'une enquête judiciaire pour de possibles fraudes, Veviba, dont le Groupe Verbist est actionnaire, est actuellement géré par deux managers de crise désignés par le gouvernement wallon. Ces managers ont notamment pour mission de chercher des repreneurs, alors que le Groupe Verbist avait accepté de faire un pas de côté.
Sous le coup d'une enquête judiciaire pour de possibles fraudes, Veviba, dont le Groupe Verbist est actionnaire, est actuellement géré par deux managers de crise désignés par le gouvernement wallon. Ces managers ont notamment pour mission de chercher des repreneurs, alors que le Groupe Verbist avait accepté de faire un pas de côté. - © KOEN BLANCKAERT - BELGA

Les managers de crise dépêchés par le gouvernement wallon au sein de l'entreprise Veviba dénoncent la "lettre ouverte" diffusée lundi par le Groupe Verbist. "L'entreprise Veviba, représentée par ses deux interim managers, ne s'associe pas aux propos tenus dans [cette lettre], et souhaite par la présente manifester la prise de distance qu'elle entend maintenir par rapport à ces propos", indique-t-elle mardi dans un communiqué.

L'abattoir bastognard Veviba ajoute que le document en cause a été rédigé "par Monsieur Louis Verbist et au nom du Groupe Verbist, contrairement à ce que l'utilisation inappropriée et délétère du logo Veviba pourrait laisser supposer".

Sous le coup d'une enquête judiciaire pour de possibles fraudes, Veviba, dont le Groupe Verbist est actionnaire, est actuellement géré par deux managers de crise désignés par le gouvernement wallon. Ces managers ont notamment pour mission de chercher des repreneurs, alors que le Groupe Verbist avait accepté de faire un pas de côté.

Mais dans un communiqué long de six pages envoyé lundi en fin de journée, le Groupe Verbist a annoncé qu'aucun repreneur n'avait été trouvé et qu'il désirait donc revenir à la barre.

Le texte attaque aussi durement le ministre fédéral de l'Agriculture Denis Ducarme, jugé responsable d' "un tumulte hystérique sans précédent" à l'encontre du Groupe Verbist. Ce dernier soutient que Veviba n'a jamais mis en danger la sécurité alimentaire et n'aurait jamais dû perdre ses agréments.

Denis Ducarme a rappelé que les retraits d'agréments faisaient suite à des perquisitions judiciaires et à "des suspicions de fraude extrêmement graves", tandis que le ministre wallon de l'Economie Pierre-Yves Jeholet a déploré que le Groupe Verbist n'ait plus la volonté de céder ses différents sites "en contradiction avec ce qui était convenu jusqu'ici".

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