Agriculteurs à Schuman: Charles Michel affirme qu'il n'est pas d'accord avec les conditions de l'accord Mercosur

Les tracteurs sont à Bruxelles ce lundi matinLa Fédération unie de groupements d'éleveurs et d'agriculteurs (Fugea) manifeste ce lundi matin à Bruxelles, à l'occasion d'un conseil des ministres européens de l'agriculture. La Fugea manifeste à la fois contre les accords du Mercosur et en réaction aux scandales Veviba. 

Des représentants de la Fédération Unie de Groupements d’Éleveurs et d'Agriculteurs (FUGEA) ont rencontré le Premier ministre ce lundi matin, en marge de la manifestation des agriculteurs à Schuman. Charles Michel leur a indiqué qu'il n'était pas d'accord avec les conditions de l'accord Mercosur. 

Dans un communiqué, la Fédération Unie de Groupements d’Éleveurs et d'Agriculteurs déclare que la pression sur les prix toujours plus bas doit prendre fin. Et que les scandales Véviba et la pression des accords du Mercosur démontrent les limites déraisonnables du système de la grande distribution. 

"D’un côté, l’affaire Veviba démontre les limites d’un modèle industriel. Les pratiques frauduleuses d’une poignée d’acteurs ont un impact considérable sur la rémunération des producteurs et la santé des consommateurs". La Fugea s'en prend aussi aux institutions européennes qui sont sur le point de signer des accords de libre-échange avec le Mercosur. "Si cet accord est acté, le marché européen se verra envahi par la viande 'low cost' sud-américaine". "Au niveau des contrôles, on n'en sait rien, ajoute Philippe Duvivier, porte-parole de la Fugea. On n'est pas dupes parce que là-bas, il n'y pratiquement aucune norme environnementale. Qu'est-ce qui va nous arriver avec toute cette viande importée?"

Les producteurs déclarent ne plus vouloir d'un "modèle alimentaire basé sur le profit d’une poignée d’acteurs de l’agro-industrie".

Il revendiquent la mise en place d’Agro-chèques pour les circuits courts, le soutien à des petites structures et aux abattoirs multi-espèce et de proximité. La Fugea refuse aussi les importations massives de viande aux contraintes sanitaires et environnementales moins élevées qu'en Europe et enfin elle revendique "une réforme de l’AFSCA pour plus de transparence et de soutien aux petites structures".

Il faut rendre de l'équité dans le libre-échange

"Je ne souhaite pas que nos agriculteurs payent les factures de nos accords de libre-échange, rassure le Premier ministre Charles Michel. Quand il y a des accords, les règles doivent valoir pour tout le monde. S'il y a des exigences de qualité, elles doivent valoir pour tout le monde. Il faut rendre de l'équité dans le libre-échange, c'est la position que la Belgique défend". Des discussions doivent encore être menées, Charles Michel a rencontré Juncker en ce sens. 

Direct depuis le rond-point Schuman depuis dans notre JT 13 heures:

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