Vers l'identification de tous les chats en Wallonie

A Chastre, l’Asbl Sans collier a recueilli l’an dernier 600 chats. C'est 30 % de plus que l’année précédente. Et ce n’est pas une exception. Chats errants, chats abandonnés... ils sont toujours plus nombreux. Si cette ASBL a choisi de garder tous les chats, ce n'est pas toujours le cas, faute de place et de moyens, environ 30% des félins en refuge sont euthanasiés.

Pour faire face au problème, dès 2017, tous les chats devront avoir une puce électronique en Wallonie. Pour endiguer la croissance de la population féline, le Gouvernement wallon a approuvé en 1ère lecture un projet d’arrêté relatif à l’identification et l’enregistrement des chats. Les particuliers qui donnent ou vendent leurs chatons doivent déjà les identifier. L’an prochain, la mesure devrait être étendue à tous les chats, avant l’âge de douze semaines, même ceux que les particuliers souhaitent garder.

La mesure est bien accueillie par Sébastien de Jonge, le directeur du refuge de Chastre. "Il faut savoir que chaque année en Belgique sur 22 000 chats trouvés et déposés en refuge, seulement 1500 retrouvent leur propriétaires. Pour 20 000 chats, nous ne les retrouvons jamais. L’identification devrait permettre de faire diminuer ce chiffre".

52 euros

A Bouge, près de Namur, le vétérinaire Xavier Ramboux pratique déjà l’identification des chats. Placer une puce électronique coûte 52 euros. Peu de propriétaires en font la demande. "Sur la population de chats suivis par un vétérinaire, mois de 10 % sont identifiés. Ce n’est pas encore un réflexe."

Il insiste sur l'importance des campagnes de stérilisation. "Quand l'identification sera obligatoire, les chats suivis seront identifiés, les gens le feront, mais les chats errants ? On ne va pas résoudre le problème comme ça, il faut maintenir les campagnes de stérilisation à la charge des communes".

"Encourager l'acquisition responsable d'un animal"

La nouvelle règlementation devrait permettre un meilleur contrôle de la législation en matière de stérilisation, obligatoire pour tous les chatons commercialisés, vendus ou donnés. "Il s'agit d'une étape supplémentaire visant à encourager l'acquisition responsable d'un animal", précise un communiqué du cabinet du ministre Di Antonio.

Le texte prévoit également l’enregistrement des chats dans une base de données centrale et commune aux 3 régions, comme c’est le cas pour les chiens.

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