Variant britannique du coronavirus : "Le virus ne va jamais nous faire de bonne surprise", rappelle Emmanuel André

Ce samedi, deux nouveaux cas du variant britannique du coronavirus ont été détectés en Belgique, en Flandre. En tout, on a donc 6 cas enregistrés depuis le mois de décembre 2019. Cela paraît peu, mais en réalité il pourrait y en avoir beaucoup plus : le système de surveillance du génome prend du temps pour collecter les échantillons positifs et les analyser. "Ces deux cas supplémentaires sont des cas qui ont été dépistés juste avant Noël, expliquait Emmanuel André, microbiologiste de la KUL, sur le plateau du JT de la Une. C’est donc un système qui a du retard."

On peut donc imaginer qu’il y a en réalité beaucoup plus de cas, parmi les personnes qui sont revenues du Royaume-Uni, où cette variante a été détectée pour la première fois. Mais ce ne sont pas les seules qui pourraient potentiellement apporter le variant en Belgique : "Les personnes qui ont été skier dans des endroits fréquentés par des Anglais et des gens d’autres pays, sont typiquement des incubateurs pour ce type de souche", précise Emmanuel André.


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Pour lutter contre ce variant, certains pays ont pris des mesures radicales, comme l’Australie, qui a reconfiné 2 millions de personnes. Emmanuel André rappelle qu’il est très important de renforcer les mesures, pour "éviter que ce virus vienne s’implanter, supplanter les autres souches qui circulent actuellement, parce que ce virus, une fois qu’il commence à représenter la majorité des souches circulantes, est beaucoup plus difficile à maîtriser", affirme le microbiologiste.

Face à lui, la Belgique a de nouvelles armes, comme la vaccination. Mais le covid-19 lui aussi se renforce. "Le virus ne va jamais nous faire de bonne surprise, rappelle Emmanuel André. Il ne peut que, petit à petit, trouver des moyens d’échapper à ce que nous mettons en place. On sait comment il faut faire, la campagne de vaccination doit être soutenue, il faut qu’on arrive à vacciner un maximum de personnes le plus rapidement possible."

Vigilance, donc, plus que jamais, même si la Belgique peut compter sur ses différents outils : prévention, testing, quarantaine et désormais la vaccination. "Il faut maintenir cette pression-là jusqu’à la sortie de l’été", conclut Emmanuel André.

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