Vaccination : "On voit une lumière à la fin du tunnel mais on n’en est pas encore sorti", déclare Jean-Pascal Labille, patron de Solidaris

 

Obliger le personnel de santé à se faire vacciner contre le coronavirus, c’est la décision qu’a pris le président français, Emmanuel Macron puisque le taux de vaccination ne progresse pas au sein du personnel soignant. Chez nous, la question fait débat et pourrait être abordée mercredi en conférence interministérielle de la santé.

Pour Jean-Pascal Labille, à la tête de Solidaris, la plus importante mutualité en Wallonie avec 1,3 million d’affiliés associée à la campagne de vaccination et à la campagne du tracing, il faut encore tenter de sensibiliser et de convaincre le personnel soignant de se faire vacciner. Selon lui, il faut continuer à persuader et expliquer que le vaccin serait la solution à la pandémie.

 

La faute aux fake news ?

Fondamentalement, ce refus à la vaccination est surtout associé à des fake news. "L’une de ces fake news est liée aux problèmes de fertilité qu’engendrerait le vaccin. Dans un secteur composé essentiellement de femmes. Il faut rassurer et expliquer", témoigne le directeur de Solidaris.

Le vaccin est sûr et comme l’a pointé récemment l’infectiologue Leïla Belkhir, il y a clairement une désinformation au sujet de la vaccination et de la stérilité. Et tant qu’une grande majorité de la population belge n’est pas vaccinée, il n’y aura pas d’immunité conséquence.


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Mais si cette tentative de persuasion échoue, il faudra très certainement travailler avec des obligations. D’ailleurs, un certain nombre de vaccins est obligatoire pour le personnel soignant.

"Cette concertation sociale, c’est une course de vitesse, il ne faudra pas attendre trop longtemps. Les spécialistes disent que les contaminations au coronavirus en automne 2021 et ce, malgré la vaccination, seront encore importants", affirme Jean-Pascal Labille.

Le retour de vacances pose problème

Et en cette période estivale, c’est notamment le retour de vacances qui porte préjudice dans la course au testing. Et oui, aujourd’hui, les Belges ne déclarent que très peu de choses comme en témoigne Jean-Pascal Labille.

"Les personnes déclarent seulement un demi-contact ou un contact avec la famille. Il y a un problème et il va falloir resensibiliser car le retour de vacances va être un moment important pour renseigner les personnes d’un éventuel contact".

Le patron de Solidaris déclare haut et fort que "nous ne sommes pas encore au bout du tunnel. On voit une lumière à la fin du tunnel mais on n’en est pas encore sorti. Il faut accentuer la vaccination et la sensibilisation à celui-ci ainsi que le tracing".

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