Vacances en Wallonie : peut-on bivouaquer n'importe où ?

Les vacances d’été 2020 ont un goût particulier cette année avec les nombreuses mesures sanitaires liées à l’épidémie de coronavirus. Pour de nombreux Belges, les vacances seront belges et les demandes pour de la randonnée bivouac explosent. En famille ou entre amis, la formule séduit de plus en plus de monde.

Il ne faut pas confondre camping sauvage et bivouac

Partout en Wallonie, il existe des aires de bivouacs. Dans la forêt du pays de Chimay, on compte neuf aires où les randonneurs s’installent tous les étés et les règles sont très claires. "Il ne faut pas confondre camping sauvage et bivouac. Le bivouac c’est vraiment l’idée de s’installer une nuit et laisser le moins de traces possible. On arrive avec sa tente et on reste pour la nuit. Une seule nuit et pas plusieurs jours d’affilée et on repart avec ses déchets", explique Corentin Levacq, chargé de mission du parc naturel Viroin-Hermeton. Avant d’ajouter, "Cet été sur notre site, il faudra exceptionnellement réserver son emplacement pour respecter les mesures sanitaires, mais aussi gérer l’affluence".

Le feu est autorisé

Lorsqu’on bivouaque, la tentation est grande de faire un feu, pour la chaleur, pour cuisiner, mais aussi pour l’ambiance. Les feux sont autorisés par endroits et si la sécheresse n’a pas été déclarée. "Il faut utiliser du bois mort que l’on trouve dans les bois, pas question d’aller couper des branches d’arbres sains. Lorsqu’on quitte le bivouac, il faut éteindre son feu pour éviter tous risques", rajoute Corentin Levacq du parc naturel Viroin-Hermeton.

Bivouaquer, c’est la liberté en pleine nature

Dans la région de Viroinval, les randonneurs qui bivouaquent sont nombreux. Par cette pratique, c’est souvent pour eux, un moyen de se ressourcer. "Après la longue période de stress et de crise sanitaire que l’on a tous connue, j’ai vraiment ressenti le besoin de me reconnecter à la nature. De prendre l’air et bivouaquer me procure un sentiment de liberté", raconte Mana Prokoudine, randonneuse occasionnelle.

Un peu plus loin, entre deux arbres, Armand Pourtois, commence l’installation de son tarp, une tente légère sans structures. Habitué du bivouac, il a opté pour le hamac. "Ça permet d’être en hauteur, loin de l’humidité et des insectes. C’est plus confortable que sur le sol et je suis comme bercé pendant la nuit. Le bivouac me permet de m’évader et de partir en vacances, parfois à quelques kilomètres seulement de chez moi", confie Armand.

Une nuit dans les bois en famille ou entre amis

Pour Jean-Benoit Rosseel, guide rando pour B-Vouac, cette activité est adaptée à tous les publics. "C’est facile et on ne risque rien à dormir dans les bois. On est loin de Koh Lanta, c’est pas l’aventure que certains imaginent. Bivouaquer c’est passer une soirée dans les bois simplement sans prétentions, sans tracas et cela peut être confortable", insiste-t-il.

Les vrais amateurs craignent l’affluence cet été

Avec un été perturbé par la crise sanitaire, les aires de bivouacs seront prisées pendant les vacances. Pour les amateurs de bivouacs, elles sont trop peu nombreuses en Wallonie et souvent bondées. "Comme les aires de bivouacs se trouvent à proximité d’une route pour des raisons de sécurité, on constate que parfois il y a des groupes qui viennent sur les aires de bivouac pour faire la fête et dégrader. On a vu des emplacements fermés pour ces raisons. L’affluence annoncée cet été nous fait craindre des débordements", constate Julien Navez.

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