Vacances d'été, rentrée scolaire: quelles différences chez les élèves européens?

Rentrée scolaire
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Après deux mois de vacances, retourner sur les bancs de l’école dès le premier lundi de septembre est une évidence pour tous les élèves francophones de primaire et de secondaire. Mais il suffit de franchir la frontière pour rencontrer des élèves qui ont déjà repris l’école. En Allemagne, la rentrée officielle est fixée au 1er août.

Organisation, durée des vacances d’été et date de retour à l’école diffèrent dans tous les pays de l’Union européenne. Au point qu’il se déroule près de deux mois entre la rentrée d’un élève allemand (elle diffère cependant en fonction des Landers) et celle d’un élève maltais. Malte ne rouvre en effet les portes de ses écoles qu’à partir du 25 septembre : c’est la rentrée la plus tardive de l’UE.

De son côté, la Belgique se range du côté de la majorité en organisant la rentrée scolaire début septembre.

De 6 à 15 semaines

La durée des vacances d’été varie elle aussi énormément. Si les élèves allemands et britanniques reçoivent 6 semaines de congé en été, ce chiffre grimpe à 15 semaines en Bulgarie. Les élèves maltais bénéficient aussi de quasiment 3 mois de vacances d’été avec, en contrepartie, des congés de plus courte durée pendant l’année.

Avec ses 8 à 9 semaines de vacances en été, la Belgique se situe dans la moyenne basse de l’Union européenne (voir carte). Seize Etats sur 28 ont en effet un break de plus de 9 semaines en été.

Faut-il réduire la durée des "grandes vacances"?

Si la Belgique est loin d’être le pays aux "grandes vacances" les plus longues, la durée de celles-ci est régulièrement pointée du doigt. Dans l’élaboration de son Pacte d’Excellence, la Fédération Wallonie-Bruxelles réfléchissait à réduire la durée de ces vacances de 9 à 7 semaines, arguant que des "vacances d’été trop longues entraînent des pertes d’apprentissages."

Il faut dire qu’il y a des avantages et des inconvénients des deux côtés. Le camp pro "longues grandes vacances" met en avant le fait que les enfants ont besoin de se déconnecter réellement pour recommencer l’année avec plus d’entrain, et la nécessité pour les enseignants de récupérer et d’avoir assez de temps pour préparer leurs cours. Autre argument pratico-pratique : changer l’organisation de ces rythmes scolaires aura nécessairement un impact sur d’autres secteurs (économiques, touristiques etc.)

Le projet n’est pas enterré

Dans un rapport publié en septembre 2018, la Fondation Roi Baudouin a souligné le fait qu’on ne "pouvait entamer la réforme du rythme scolaire sans repenser l’offre extrascolaire […], cela risquerait de creuser les inégalités au lieu de les combler" ni sans "un alignement et une adaptation des autres agendas, comme ceux des services publics et de mobilité".

"Il y a une série de freins, mais ça ne signifie pas que le projet est enterré," confie Eric Etienne, porte-parole de la Ministre de l’Education. Les négociations étant toujours en cours pour la formation d’un gouvernement en FWB, il conclut : "Ce sera pour les suivants".

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