USA: et si la maladie de Lyme avait une origine militaire?

USA : Et si la maladie de Lyme avait une origine militaire?
USA : Et si la maladie de Lyme avait une origine militaire? - © ALAIN JOCARD - AFP

L’information peut paraître très surprenante, mais elle est révélée par le très sérieux quotidien The Guardian. Le journal fait état de ce que le Congrès américain a approuvé un amendement proposé par un élu républicain du New Jersey, Chris Smith, demandant à l’inspecteur général du département de la Défense de déterminer si les États-Unis "avaient expérimenté les tiques et d’autres insectes pour les utiliser comme arme biologique entre 1950 et 1975".

Chris Smits se base sur des articles et des livres : "un certain nombre d’ouvrages et d’articles suggérant que des recherches importantes avaient été effectuées dans des installations du gouvernement américain, notamment à Fort Detrick, dans le Maryland et à Plum Island, à New York, afin de transformer les tiques et les insectes en armes biologiques".

Un nouveau livre "Mordue – L’histoire secrète de la maladie de Lyme et des armes biologiques" publiée en mai par Kris Newby, écrivain scientifique de l’Université Stanford et également souffrant de la maladie de Lyme, a soulevé des questions sur les origines de la maladie, qui touche près de 400.000 Américains chaque année.

Dans son livre, elle, cite "Willy Burgdorfer, le découvreur d’origine suisse du pathogène de la Lyme, affirmant que l’épidémie de Lyme était une expérience militaire qui s’était mal passée. Décédé en 2014, Burgdorfer travaillait pour l’armée américaine en tant que chercheur dans le domaine des armes à feu. Il était chargé de la reproduction des puces, des tiques, des moustiques et d’autres insectes suceurs de sang, et de les infester d’agents pathogènes responsables de maladies humaines".

Les thèses de ce livre ont été contestées maintes fois par les autorités américaines, et l’auteur lui-même a reconnu n’avoir pas de preuves directes, mais la théorie n’en a pas moins réussi à se propager sur les réseaux sociaux. Et il aura suffi d’un second ouvrage, lui-même déjà contesté, pour que l’idée franchisse les portes du Congrès américain.

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