"Une vaccination sur un million provoque des effets graves, mais une rougeole sur mille est mortelle"

"Une vaccination sur un million provoque des effets graves, mais une rougeole sur mille est mortelle"
"Une vaccination sur un million provoque des effets graves, mais une rougeole sur mille est mortelle" - © Tous droits réservés

Alors que des familles italiennes sont "entrées en résistance" contre la nouvelle loi rendant dix vaccins obligatoires pour les enfants, Ingrid Morales, directrice médicale adjointe à l’ONE détaillait dans le "Point de vue" de Matin Première la situation Belgique, où un seul vaccin est légalement obligatoire, celui contre la polio. Mais "on demande que les enfants qui vont fréquenter un milieu d’accueil francophone soient vaccinés et protégés contre les maladies les plus contagieuses et les plus dangereuses à cet âge-là" précisait-elle.


C’est-à-dire l’haemophilus influenzae, la coqueluche, la diphtérie, la rougeole, la rubéole, les oreillons et la polio.

Avec une inquiétude qui revient souvent: que ça soit beaucoup pour leur système immunitaire: "C’est une ces idées qui circule fréquemment dans les réseaux sociaux et dans les médias alternatifs, mais rien n’a été prouvé à ce jour, qu’il y ait une surcharge du système immunitaire par les vaccinés". 

Des mythes démentis par les études scientifiques

Quant à ces témoignages de cas de scléroses en plaques qui se déclarent juste après l’administration d’un vaccin, "les études ont montré que ces maladies auto-immunes qui pourraient surgir après vaccination ont une relation de temporalité, mais qu'il n’y a pas de preuves d'un lien de cause à effet. Une publication scientifique en relation à la vaccination contre la rougeole et l’autisme a dû être retirée après des années de débat: il a été prouvé qu’il s’agissait malheureusement d’une fraude scientifique, ça existe aussi. Toutes les études ont montré qu’il n’y avait pas d'association directe".

Aujourd'hui, on connaît bien les effets secondaires possibles des vaccins: "Dans la plupart des cas, ce sont des effets secondaires légers ou passagers. Les effets secondaires graves, qu’on estime sévères et pour lesquels il y a une surveillance au niveau national, au niveau européen et au niveau mondial, arrivent une fois sur un million de vaccins. Donc les risques d'effets secondaires l’emportent largement par rapport aux risques des maladies, qui là sont très fréquents et beaucoup plus scientifiquement prouvés".

Pour la rougeole, pour laquelle on subit actuellement une épidémie, on a ainsi passé les 300 cas en Wallonie cette année-ci: "Un tiers sera déjà hospitalisé pour des pneumonies, 1 sur 500 aura une encéphalite, donc des séquelles neurologiques et 1 sur 1000 décédera. Soit des ordres de grandeur complètement différents en relation à un possible effet secondaire sévère d’une vaccination".

Même chez nous, on constate aujourd'hui beaucoup plus de doutes chez les parents, et une vraie "résistance" d'environ 2 %: "On peut comprendre les doutes que se posent non seulement les parents, mais les médecins aussi. Les réseaux sociaux ont fait une caisse de résonance à des mythes qui ont déjà été à maintes reprises démentis par le monde scientifique, qui a prouvé que ces allégations n’avaient pas vraiment de fondement scientifique. Mais le fait qu’on répète et qu’on revienne toujours avec les mêmes arguments finit par semer le doute. C’est pourquoi on essaye de communiquer plus, de faire une information plus transparente, et de répondre aux questionnements sur les vaccins et leurs composants".

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