"Une seule dose du vaccin Pfizer diminue par quatre le risque d’infection", le droit de rêver à nouveau pour Emmanuel André

"Probablement la meilleure et la plus importante nouvelle depuis un an. Une seule dose du vaccin Pfizer diminue par 4 le risque d’infection, et donc de transmission. Avec des nouvelles comme celles-là, on a le droit de rêver de nouveau", c’est le tweet d’Emmanuel André qui a suscité l’intérêt de nombreux Belges ce 26 février, et qui donne surtout un signe d’espoir pour l’avenir.

Mais d’où vient cet espoir ?

Une étude menée par une équipe des hôpitaux universitaires de Cambridge NHS Foundation Trust (CUH) et de l’Université de Cambridge suggère qu’une seule dose du vaccin Pfizer BioNTech peut réduire de 75% le nombre d’infections asymptomatiques par le SRAS-CoV-2. Cela implique que le vaccin pourrait réduire considérablement le risque de transmission du virus par des personnes asymptomatiques, tout en protégeant les autres contre la maladie.


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Cette découverte a été constatée lors d’une étude sur un nombre similaire de personnels soignants vaccinés et non vaccinés. Les résultats ont ensuite été séparés pour identifier le personnel non vacciné et le personnel qui avait été vacciné plus de 12 jours avant le test lorsque la protection contre une infection symptomatique est supposée se produire.

L’étude, qui n’a pas encore été révisée par les pairs, a révélé que :

  • 26 des 3252 (0,80%) tests effectués sur des agents de santé non vaccinés étaient positifs.
  • 13 tests sur 3535 (0,37%) effectués sur des membres du personnel de santé ayant effectué un test moins de 12 jours après la vaccination étaient positifs.
  • 4 tests sur 1989 (0,20%) effectués par membres du personnel soignants à 12 jours ou plus après la vaccination étaient positifs.

Quatre fois moins de risque d’infection

Cette étude démontre donc qu’un travailleur des soins de santé a quatre fois moins de risques d’attraper une infection asymptomatique au Covid-19 si le/le travailleur a été vacciné 12 jours auparavant. Le niveau de protection est donc à 75%.

"C’est une excellente nouvelle, le vaccin Pfizer fournit non seulement une protection contre la maladie du SRAS-CoV-2, mais aussi aide à prévenir l’infection, réduisant le risque de transmission du virus à d’autres", déclare le Dr Mike Weekes, spécialiste des maladies infectieuses à CUH et au département de médecine de l’Université de Cambridge.

Le vaccin n’offre pas une protection complète

Il rappelle toutefois que le vaccin n’offre pas une protection complète pour tout le monde. "Ce sera une bonne nouvelle alors que nous commencerons à tracer une feuille de route pour sortir du verrouillage, mais nous devons nous rappeler que le vaccin n’offre pas une protection complète pour tout le monde. Nous avons encore besoin de distanciation sociale, de masques, d’hygiène des mains et de tests réguliers jusqu’à ce que la pandémie soit bien mieux maîtrisée".

Lorsque les chercheurs ont intégré des travailleurs de la santé symptomatiques dans leur étude, leurs analyses ont démontré un constat similaire : 56 sur 3282 agents de santé non vaccinés ont été testés positifs, soit 1,71%. Du côté des personnes vaccinées, seulement 8 sur 1997 ont été testés positifs, soit 0,40%.

Les chercheurs ont décidé de publier leurs données avant l’examen par les pairs en raison du besoin urgent de partager les informations relatives à la pandémie.

Point presse Covid-19 de ce 02/03/2021

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