Une semaine de cours ouverts pour bien choisir ses études supérieures

Comment faire le choix des études qui convient ? Comment se passe la vie d’étudiant du supérieur ? Voilà des questions que de nombreux rhétoriciens se posent. Pour y répondre, ceux-ci peuvent participer à une semaine de cours ouverts organisés par différentes universités et campus.

Cette semaine particulière est plutôt fréquentée par des élèves de fin du secondaire qui savent déjà ce qu’ils veulent faire, comme l'explique Bertrand Willocq, conseiller d’orientation à l’UNamur. "Certains pensent très bien savoir ce qu’ils veulent faire et viennent peut-être chercher une confirmation, et d’autres viennent vraiment chercher de l’information plus large, parce qu’ils n’ont pas encore un projet bien défini. Le plus important à préciser est que le premier objectif des cours ouverts est d’abord de vraiment découvrir le fonctionnement de l’université et de se faire un peu aux idées des grands changements par rapport au secondaire".

Le passage entre la vie d’élève et celle d’étudiant doit donc se préparer car la fracture entre le secondaire et l'université est assez importante. "Je pense que beaucoup d’élèves de fin du secondaire appréhendent un peu cette dernière grande école qu’ils pourraient intégrer", rajoute Bertrand Willocq. "Je pense donc que c’est important de leur laisser la possibilité de venir tester par eux-mêmes de manière tout à fait incognito, de venir prendre la place d’un étudiant qu’ils seraient peut-être d’ici un an et d’être confrontés aux peurs qu’ils anticipent".

Avant-goût de la vie d’étudiant

Ajouté à cela qu'il est de plus en plus compliqué pour les jeunes d’aujourd’hui d’avoir un choix bien déterminé à 18 ans, d’autant que les possibilités et l’offre sont très larges. "Le paysage supérieur n’est pas toujours simple à décrypter, on n’arrête pas de dire à raison que le monde professionnel bouge et va de plus en plus bouger, donc être jeune aujourd’hui et prendre une décision sur base de ces informations-là est quelque chose qui peut-être de fait très compliqué", confirme le conseiller en orientation. "En plus, l’envie est de très vite savoir ce qu’on voudrait faire, pas seulement en fin du secondaire, mais idéalement avant, on anticipe un peu les étapes et on ne se méfie pas des certitudes qu’on veut avoir très vite et qui ne tiennent pas toujours la route".

Parmi les filières les plus demandées par les jeunes, le choix reste varié mais cette année, Bertrand Willocq observe un petit sursaut "pour tout ce qui est sections en facultés de sciences, comme la chimie, la biologie ou en médecine pour le biomédical".

En plus de la gratuité de cette semaine de cours ouverts, c’est vraiment un avant-goût de la vie d’étudiant qui est ici proposé. "Les étudiants sont accueillis parce que, de nouveau, ils arrivent dans un monde qu’ils ne connaissent pas tellement, dans des lieux qu’ils ne connaissent pas", rajoute-t-il. "Même si l’université de Namur a la chance d’être vraiment au centre de la ville et que tout le campus est relativement rassemblé, ça reste quand même un nouvel environnement. Donc, on les accueille de manière minimaliste, c’est-à-dire juste pour leur donner les informations pour se rendre aux cours où ils souhaitent aller, avec un emplacement des auditoires et les informations nécessaires. On essaye de leur ouvrir non seulement les cours classiques en amphithéâtres, mais aussi, pour qu’ils se rendent compte de la réalité de l’enseignement universitaire, des enseignements en plus petits groupes, des travaux pratiques, et nous avons même la chance d’avoir une ferme pédagogique dans notre département de médecine vétérinaire et de biologie. Il s’agit de montrer qu’apprendre à l’université, c’est toute cette palette-là qui est mise à disposition".