Une rentrée scolaire plus écologique, c'est possible ?

En ce jour de rentrée, de nombreux écoliers reprennent le chemin vers les bancs de l’école. Au total en Fédération Wallonie-Bruxelles, ce sont près de 900.000 élèves et leurs 125.000 enseignants qui effectuent leur retour en classe. Et l'empreinte écologique de ces étudiants peut parfois se révéler importante.

C’est une étude publiée par VIA, l’association belge des émetteurs de chèques, qui l’indique. En changeant certains gestes et habitudes liées à la rentrée scolaire, il serait ainsi possible d’économiser 582 kg de CO2 soit l’équivalent d’un vol aller-retour entre Bruxelles et Barcelone.

Pour Olivier Bouquet, président de VIA, la rentrée scolaire a un impact écologique conséquent. "Il est facile de faire la différence en apportant de petits changements dans nos habitudes quotidiennesNous remarquons une évolution positive chez les consommateurs belges et nous sommes fiers d’apporter notre pierre à l’édifice. Plus de la moitié des travailleurs recevant des éco-chèques ont modifié leur comportement de consommation vers une attitude plus durable (54% en 2018) selon l’Université d’Hasselt. "

VIA mentionne ainsi dans cette étude réalisée par CO2logic que certaines habitudes peuvent être évitées pour une rentrée scolaire plus verte. On retrouve ainsi cinq points centraux dans l’étude qui peuvent faire la différence : le transport, l’hydratation, le papier, l’alimentation et le textile.

Le transport

Le transport des élèves vers l’école est évidemment le point le plus problématique en termes d'empreinte écologique. En moyenne, les distances domicile-école représentent 11 kilomètres pour un wallon, 13 kilomètres pour un flamand et 8 kilomètres pour un Bruxellois selon une étude Beldam datée de 2010. Un peu moins de 60% des écoliers parcourent cette distance en voiture (Flandre 57% ; Wallonie 67% ; Bruxelles 37%).

L’étude précise qu’il est ainsi possible de remplacer un aller-retour en voiture par un trajet à pied ou à vélo chaque semaine pour économiser jusqu’à 160 kg de CO2, soit 20% des émissions totales sur l’ensemble d’une année scolaire.

En considérant la distance que les parents parcourent chaque année pour emmener leurs enfants à l’école, l’étude précise que celle-ci est équivalente à la distance d’un aller/retour entre Bruxelles et Biarritz en voiture.

Néanmoins, il est important de prendre en considération le fait que certains étudiants n’ont pas forcément cette possibilité en fonction de la distance entre leur domicile et leur établissement scolaire. Certaines régions ne présentent en effet pas les mêmes schémas de mobilité et l’impact climatique et économique des déplacements domicile-école varie donc en fonction de ce facteur.

L’hydratation

Concernant l’hydratation, il est recommandé de boire 1 litre d’eau minimum sur une journée, raison pour laquelle l’étude préconise évidemment l’usage d’une gourde au quotidien.

En considérant qu’un enfant boive chaque jour 1 litre d’eau dans une gourde et ce, durant les 181 jours que compte l’année scolaire, il produira ainsi 5 fois moins de gaz à effet de serre que s’il buvait la même quantité dans 2 bouteilles en plastique de 50 cl.

Si la gourde commence à faire son chemin dans les habitudes de consommation, son usage n’est toutefois pas encore généralisé. Elle permettrait toutefois de réaliser des économies financières jusqu’à 94% à 86% du budget alloué à l’hydratation des enfants, précise l’étude.

Le papier

Par rapport au papier, c’est évidemment le papier recyclé qu’il faut privilégier. Durant l’ensemble de l’année scolaire, un enfant devrait en moyenne consommer 8 kg de papier dont 24% pour les cahiers achetés par les parents.

L’achat de cahiers ou blocs de feuilles recyclés permet de réduire de 40% les émissions de CO2 par rapport au papier vierge, soit une réduction d’un kgCO2 par élève et par an.

A noter que la fabrication de papier recyclé nécessite 20 fois moins d’arbres, 100 fois moins d’eau et 3 fois moins d’énergie que celle du papier vierge. A l’inverse, une tonne de papier blanc requiert l’exploitation de l’équivalent de 50 à 100 m2 de forêt. La différence est donc tout de même conséquente.

L’alimentation

Ce point concerne plus les standards adoptés par les écoles que des habitudes personnelles à proprement parler. En adoptant une alimentation locale, moins centré sur la viande, il est possible de diminuer son impact écologique.

En remplacement par exemple un repas de viande par semaine par un repas 100% végétal et de saison, il est possible de réduire son empreinte carbone de 69% pour un repas chaud et 77% pour un sandwich durant une année scolaire.

Même constat en remplaçant un repas de viande par un repas végétarien avec une réduction des émissions en gaz de serre de 65% pour un repas chaud et 52% pour un sandwich.

Le textile

Le dernier champ d’action concerne les vêtements utilisés durant une année scolaire, à l’image d’une tenue de sport. Il est ainsi recommandé d’opter pour des vêtements en seconde main puisque 9 kg de CO2 sont épargnés par kilo de vêtements utilisés.

Dans le cas ou vous devriez tout de même acheter du neuf, l’étude préconise des fibres recyclées ou naturelles comme le coton, le lin ou le chanvre. A titre d’exemple, un pull en coton recyclé permet de réduire 17 kg de CI2 par rapport au même pull en acrylique.

Enfin, d’autres conseils particulièrement utiles pour réduire votre empreinte carbone existent. On pensera par exemple à l’utilisation de fournitures de seconde main, de fournitures rechargeables ou encore à la fin du recouvrement en plastique des livres et cahiers.

 

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