Vaccination contre la grippe: quelles sont les personnes à risque?

La version "hiver 2017-2018" du vaccin contre la grippe est prête
La version "hiver 2017-2018" du vaccin contre la grippe est prête - © ANTHONY DEHEZ - BELGA

La version "hiver 2017-2018" du vaccin contre la grippe est prête. Comme ses prédécesseurs, sa composition est déterminée selon les souches émergentes qui ont circulé récemment dans l'hémisphère Sud, avec une diffusion probable quelques mois plus tard dans le Nord. Conseillée en octobre et en novembre, la vaccination est prioritairement recommandée pour la population à risques. Encore faut-il que chacun d'entre nous, d'entre vous, sache s'il en fait partie!

Pas seulement les seniors

"Moi, je vaccine mes parents". Virologue et épidémiologiste, le professeur Marc Van Ranst (52 ans) relève une première catégorie à risques: les seniors. Une précision pour les plus de 85 ans: leur immunité naturelle diminuant (c'est l'immunosénescence), le vaccin attendra la mi-novembre. Parmi les autres groupes à risque, citons les patients qui souffrent de troubles immunitaires ou d'une affection neuromusculaire, ceux qui souffrent d'une maladie chronique (cœur, reins, poumons), les personnes en surpoids, les femmes enceintes, les enfants sous traitement de longue durée à l'aspirine. Représentante des médecins généralistes de l'association SSMG (la Société scientifique de médecine générale), le docteur Aurore Girard recommande chaudement une vaccination pour les professionnels de la santé et insiste sur un groupe: les maladies métaboliques.

Le danger, ce sont les complications

"Par exemple, le diabète. Là, les patients oublient quelquefois qu'ils sont malades." Or, les diabétiques grippés et hospitalisés restent plus longtemps en observation, ils courent deux fois plus de risques de transiter par les soins intensifs et trois fois plus de décéder d'une complication, selon une étude de l'hôpital universitaire de Leuven. Autre donnée, la dernière officielle disponible: en 2013, 44% de la population à risque était vaccinée contre la grippe. Or, l'OMS (organisation, mondiale de la santé) recommande un taux de 75%.

Une dernière épidémie tardive

L'alternative "pour ou contre le vaccin" s'inscrit en filigrane de toute annonce. "A l'heure actuelle, souligne le docteur Girard, on n'a pas de preuve scientifique disant qu'il est plus dangereux de se faire vacciner que de ne pas se faire vacciner et d'attraper la grippe, en tout cas quand on est dans un  groupe à risques." "On ne peut pas exagérer avec les problèmes de vaccins, renchérit Marc Van Ranst, "ces vaccins sont vraiment très utiles et efficaces, mais pas à 100%, ça, on doit l'avouer." Rien ne dit, d'ailleurs, qu'une nouvelle souche ne va pas soudainement émerger. L'hiver dernier, ce ne fut pas le cas. L'épidémie fut constatée relativement tard: de début février à début mars.

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