Une inhumation produit l'équivalent de 833 kg de CO2

Difficile de le dire autrement : même lorsque l'on est mort, on continue à polluer. La mort n’est pas écologique, surtout lorsqu’on choisit l’inhumation. La crémation, en revanche, est quatre fois moins polluante.

Quatre belges sur dix choisissent l’inhumation. Or celle-ci génère 833 kg de CO2 selon une étude des services funéraires de Paris. Cela équivaut à un trajet en voiture de 4000 km, comme Bruxelles- Tel Aviv.

Comment arrive-t-on à une telle estimation ? Tout est dans les détails. Premièrement, le cercueil est souvent teint ou vernis, et c’est polluant . L’intérieur, s’il est tapissé de tissus, est polluant. Idem pour l'extérieur, orné de poignées polluantes, pour le caveau en béton. Et ce n'est pas tout ; il y a encore les vêtements, et dans notre corps, les plombages dentaires ou les traces de médicaments. Enfin, les soins de conservation ont recours à des produits qui, plus tard, se retrouvent dans les sols.

Comment limiter cette pollution ?

Il y a plusieurs pistes : réduire le poids des cercueils, diminuer les quantités de vernis, ou bien préférer la crémation. Celle-ci pollue presque 4 fois moins, ne produisant " que " 233 kg de CO2, à cause du gaz utilisé pour la combustion qui rejette dans l’air des dioxines et du mercure.

 

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