Une équipe belge participe à des recherches spatiales sur la mécanique des orages

Pendant deux ans, un module européen en orbite va analyser les orages violents de très haut, entre deux couches de l'atmosphère. Diligentée par l'ESA, l'agence spatiale européenne en partenariat avec quelques uns de ses membres et la Nasa, la mission est de mieux comprendre le mécanisme de création des décharges électriques et les phénomènes lumineux des orages.

L'instrument dont une équipe belge va assurer le fonctionnement et la télémétrie contient deux capteurs: "un pour voir ces événements lumineux et un autre pour mesurer les émissions gamma. Et voir si elles ont lieu en même temps ou pas en fonction des orages." Manager de B-Usoc, un centre de support installé dans l'institut d'aéronomie spatiale à Uccle, Michel Kruglanski et ses collègues collaborent avec des scientifiques et chercheurs danois (les concepteurs de l'instrument d'observation baptisé Asim, comme Atmosphere Space Intercations) norvégiens, espagnols (via des universités)

Maîtres de la télémétrie

D'un volume d'environ un mètre cube, cet instrument est délogé de la station spatiale internationale ISS. Un robot en assure le déplacement vers l'extérieur du module européen Colombus de la station, de manière à épargner toute sortie de l'homme dans l'espace. Et c'est là que commence véritablement le travail de l'équipe belge, travail minutieusement préparé depuis des années. "Nous déterminons avec les scientifiques les zones à observer, celles à haute probabilité d'orages. Nous définissons les modes opératoires. Nous monitorons l'instrument, poursuit Michel Kruglanski, nous envoyons les commandes et nous récupérons la télémétrie à la fois pour savoir si l'instrument se comporte correctement et aussi afin de transférer les données aux chercheurs internationaux.

Jour et nuit

Dans une première partie de la mission, une équipe se relayera à Uccle 24 heures sur 24 heures et 7 jours sur 7 avant d'automatiser une partie des tâches. Les analyses des phénomènes orageux entre deux couches de l'atmosphère, les échanges énergétiques, leur influence sur le climat seront à l'avenir confrontés avec des observations au sol et au coeur des orages, alors grâce à un ballon: la science progresse par ces multiples observations, afin de tester ou d'améliorer des théories. Ces expériences-ci peuvent avoir des gains secondaires: ça fait appel à des technologies, à des développements techniques qui, quelquefois, trouvent des applications dans la vie de tous les jours." Le manager nous fait retomber les pieds sur terre, après voir imaginé des lumières bleuâtres ou des jets rougeâtres liés à l'interaction d'un orage avec une très haute couche de l'atmosphère.

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