Une énorme masse de pierres ponces flottantes pourrait aider à sauver la Grande barrière de corail

Depuis un mois environ, un immense radeau de la taille de Manhattan flotte dans le pacifique : il est constitué de pierres ponces issues d'une éruption volcanique sous-marine. Ce radeau pourrait contribuer à la sauvegarde de la Grande barrière de corail, menacée par le réchauffement climatique et la pollution

Ce phénomène est à peine croyable : depuis leur bateau, des marins avancent à travers une grande masse de roches qui flottent à la surface de l'eau. Il s'agit en fait de millions de pierres volcaniques, qui ont été créées début août suite à une éruption d'un volcan sous-marin, près des îles Tonga, dans l'océan Pacifique.

Ces roches légères sont constituées de bulles et peuvent flotter : c'est de la pierre ponce. Petit à petit, de la vie marine se développe autour : de nouveaux crustacés et des coraux s'y accrochent.

Des milliards d'organismes vivants

Dans une dizaine de mois, cette masse de pierres ponces devrait avoir rejoint l'Australie, selon les scientifiques. Et c'est justement là que se trouve la Grande barrière de corail qui, elle, est en danger. Des vagues de chaleur ont blanchi les coraux, entraînant la perte d'un tiers de ce joyau. Les récifs sont aussi menacés par les activités industrielles et agricoles et par une étoile de mer invasive.

Les pierres volcaniques qui arrivent vers les récifs coralliens pourraient en fait les aider à se reconstruire. Selon Scott Bryan, professeur à l'université de technologie du Queensland, en Australie, "cela apporterait des milliards d'organismes vivants en même temps au niveau de la barrière de corail. Ces organismes pourraient y trouver un nouvel endroit pour vivre. Ils s'ajouteraient aux populations existantes qui ont souffert ces dernières années à cause du blanchiment et des cyclones. Cela aiderait grandement à la restauration des récifs."

Pour sauver sa barrière de corail, l'Australie a débloqué plus de 300 millions d'euros. Plusieurs projets scientifiques et citoyens sont en cours. Mais de son côté, avec la pierre ponce, la nature elle-même pourrait aussi se charger de sa propre survie.

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