Une constellation de nano-satellites déployée dans l'espace depuis la Belgique

L'Institut von Karman de Dynamique des Fluides, situé à Rhodes-Saint-Genèse, a orchestré jeudi la mise sur orbite de 28 nano-satellites depuis la Station spatiale internationale (ISS), selon un communiqué diffusé jeudi. L'objectif est de prendre des mesures dans une zone quasi-inexplorée de l'atmosphère, la thermosphère.

Baptisé QB50, le projet est issu d'une collaboration entre universités et instituts de recherche de 23 pays, le tout coordonné par l'Institut von Karman (VKI) et financé par l'Union européenne à hauteur de 9 millions d'euros.

Les nano-satellites (appelés CubeSats) ont la forme d'un cube de 10 cm de côté et pèsent moins de 1,33 kg, un format permettant de lancer dans l'espace des expériences scientifiques à un coût réduit. Vingt-huit d'entre eux, sur un total de 36, ont rejoint l'ISS depuis la Floride le 18 avril. Ils ont été lancés en orbite jeudi. Les huit cubes restants doivent être lancés fin mai.

Mesurer les molécules gazeuses

Ces engins ont pour but de prendre des mesures dans les couches supérieures de l'atmosphère, la thermosphère, située entre 200 et 400 km d'altitude. Cette zone est la moins explorée car difficile à atteindre. Elle est en effet trop haute pour les radars ou petites fusées et trop basse pour les satellites.

Les CubeSats vont mesurer les molécules gazeuses et les propriétés électriques de la thermosphère. Les données seront centralisées par le VKI et serviront à mieux comprendre la relation entre l'atmosphère terrestre et les radiations solaires. Les résultats seront utilisés dans le domaine des prévisions météo notamment. Les nano-satellites évolueront en orbite pendant un an ou deux puis se consumeront dans l'atmosphère.

"Les données récoltées par ce réseau seront uniques et utilisées pendant de nombreuses années par les scientifiques du monde entier", selon le communiqué.

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