Un vaccin qui protège à 70% contre le paludisme mis au point au Japon

Une photo fournie par l'UNAMID montre une victime du paludisme, le 13 mai 2013 dans un hôpital du Darfour
Une photo fournie par l'UNAMID montre une victime du paludisme, le 13 mai 2013 dans un hôpital du Darfour - © Albert Gonzalez Farran

Une équipe médicale japonaise a affirmé vendredi avoir mis au point un vaccin contre le paludisme qui protègerait de cette maladie à plus de 70%.

Des chercheurs de l'Université d'Osaka (ouest du Japon) ont indiqué avoir développé un vaccin à base de poudre, appelé BK-SE36, dérivé d'une protéine génétiquement modifiée découverte à l'intérieur du parasite vecteur de la maladie et qu'ils ont mélangée à un gel d'hydroxyle d'aluminium.

"L'effet de ce vaccin est plus important que celui de tous les traitements existants contre le paludisme", affirment les scientifiques japonais, ajoutant que le BK-SE36 devrait réduire nettement le nombre de décès provoqués par cette terrible maladie transmise par les moustiques, en l'occurrence l'anophèle femelle.

Selon les chercheurs d'Osaka, le vaccin a déjà été testé dans le nord de l'Ouganda entre 2010 et 2011 sur des personnes de 6 à 20 ans et une étude postérieure aurait révélé une efficacité serait de 72%.

Malgré des progrès importants ces dernières années -utilisation étendue de moustiquaires imbibées d'insecticide, pulvérisations d'insecticide sur les murs des habitations et accès aux médicaments à base d'artémisinine- la maladie tue encore 781.000 personnes par an, à 85% des enfants de moins de cinq ans en Afrique sub-saharienne, selon l'Organisation mondiale de la santé.

Fin mars, on avait appris qu'un vaccin expérimental antipaludéen du laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK), le premier et le plus prometteur contre cette maladie meurtrière, perdait toute efficacité après quatre ans chez les enfants et offrait une protection variable, révèle mercredi un essai clinique.

Le vaccin appelé RTS,S permet une protection de 43,6% la première année après la vaccination, qui tombe progressivement jusqu'à zéro la quatrième année, indiquait alors cette étude clinique de phase 2.

Les résultats de l'équipe japonaise ont été publiés mardi dernier sur le site internet du journal scientifique américain PLOS One.

Interrogé par l'agence de presse japonaise Jiji, le professeur Toshihiro Horii, qui a dirigé les recherches, a indiqué qu'il pensait passer à l'utilisation pratique du BK-SE36 "dans cinq ans après une étude clinique sur des enfants de 1 à 5 ans, qui constituent le gros de la mortalité causée par le paludisme".

AFP

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