Un tiers des discriminations au logement liées à des critères raciaux

Un tiers des discriminations au logement liées à des critères raciaux
Un tiers des discriminations au logement liées à des critères raciaux - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Dans ses statistiques 2018, Unia, le Centre pour l’égalité des chances, croise les divers pans du quotidien : biens et services, emploi, médias, enseignement, vie en société, activités diverses, police et justice et les types de discriminations.

Premier constat, les dossiers relatifs au logement restent en tête et sont en hausse constante. On parle ici de refus de visite, de location ou de vente en raison de critères de fortune, raciaux ou handicap.

Dans 7,2% des dossiers, on parle de la discrimination dès l’annonce immobilière. Un tiers des dossiers 2018 concerne des discriminations sur des critères dits "raciaux". Une hausse de 10% par rapport à 2017. Discriminations que l’on retrouve notamment sur les réseaux sociaux, avec des messages pouvant relever de l’incitation à la haine. 58% des dossiers concernent Facebook, avec faits d’antisémitisme et de négationnisme.

Emploi, handicap, enseignement

En matière d’emploi, les dossiers concernent les refus d’embauche, de harcèlement, de licenciements, mais aussi des refus de services financiers (banques et assurances) en lien avec la nationalité de la personne.

Le Centre pour l’égalité des chances remarque aussi beaucoup de dossiers à propos de l’handicap : problèmes d’accessibilité au logement, à l’emploi, refus d’accès aux chiens d’assistance à certains établissements ou impossibilité pour des élèves en situation de handicap d’intégrer l’école de leur choix faute d’aménagements raisonnables.

De plus en plus de personnes ont aussi sollicité Unia en raison de leur état de santé. Il s’agit de personnes avec une maladie grave qui ont, par conséquent, eu des absences fréquentes, qui ont été licenciées ou qui ne peuvent souscrire à une assurance.

Côté enseignement, Unia constate une hausse des dossiers STT en Fédération Wallonie-Bruxelles avec le refus d’aménagements raisonnables pour des élèves en situation de handicap, des refus d’inscriptions ou d’exclusions, des situations de harcèlement à l’école, mêlant des critères dits raciaux, ou liés aux convictions religieuses.

Les dossiers concernant le port du foulard sont aussi en hausse.

Autant de dossiers suivis par Unia qui débouchent soit sur des médiations, des solutions négociées, et s’il le faut des recours en justice.

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