Un statut d'employé complet pour les accueillantes d'enfants

Un statut d'employé complet pour les accueillantes d'enfants
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Un statut d'employé complet pour les accueillantes d'enfants - © Tous droits réservés

Depuis le 1er avril, deux premières accueillantes d'enfants à domicile bénéficient d'un statut d'employée salariée, une nouveauté en Wallonie où cette profession ne jouissait jusqu'à présent que d'un statut partiel. 

Quatre cents gardiennes à domicile devrait obtenir ce nouveau statut dans le courant de l'année, avant de le généraliser aux plus de deux mille personnes qui ont choisi cette profession chez nous.

Corinne Sotteau est l'une des deux premières accueillantes à avoir obtenu son nouveau statut. Ancienne institutrice, elle exerce ce métier depuis plus de dix ans à Wasmes, près de Mons, et ne cache pas son soulagement : "le plus important, c'est que nous allons avoir un salaire garanti, que les enfants soient présents ou pas ce qui n'était pas le cas avant" explique-t-elle. "Vous aviez parfois des mois, s'il y avait une épidémie de grippe dans votre accueil par exemple, avec trois enfants malades sur quatre, vous ne receviez pas grand chose à la fin du mois évidemment".

"Tout ce qui est congés payés, pécule de vacance, assurance maladie, etc. ça va énormément changer et donc leur donner une certaine sécurité financière" complète Séverine Messin, la responsable de l'acueil pour l'ASBL Enfants Solidaris pour laquelle travaille Corinne Sotteau. Congés légaux, extra-légaux et droit au chômage s'ajoutent également à ce statut complet pour les accueillantes.

Une reconnaissance du travail accompli

Le but de la réforme, adopté en décembre dernier par le cabinet de la ministre francophone de l'Enfance Alda Greoli (cdH),  est aussi de renforcer l'attractivité d'un métier utile aux parents, qui sont déjà nombreux à choisir cette solution de gardiennage à côté des crèches classiques. Le secteur emploie 2617 travailleurs (selon les chiffres de l'ONE en 2015) et accueillent déjà plus de 10.000 enfants, soit près d'un quart de l'ensemble des places disponibles pour les enfants en bas âge en Fédération Wallonie-Bruxelles. "Pour nous, c'est aussi une reconnaissance de notre travail" souligne Corinne Sotteau, "on a un rôle important à jouer car nous sommes les premiers pour les apprentissages des bébés, on leur apprend à être autonomes, à vivre ensemble, à connaître des limites. C'est maximum quatre à cinq enfants en même temps donc c'est un acceuil familial". Un accueil familal qu'elle pourra continuer à prodiguer à ses petits protégés, sans s'inquiéter du montant de ses revenus les mois suivants grâce à son nouveau statut.

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