Un site vend des fausses vignettes soi-disant obligatoires à Bruxelles

Attention, voici une arnaque d'un nouveau genre. Un site internet baptisé "Green zones" vend des vignettes, soi disant obligatoires pour entrer dans Bruxelles. La capitale est en effet en zone basses émissions depuis le 1er janvier, et les vieux véhicules diesel y sont interdits, mais aucune vignette n'est requise. 

Anvers, Bruxelles, et bientôt Gand et Malines, tentent de limiter la pollution urbaine dues aux véhicules via l'instauration de zones de basses émissions. Certains escrocs tentent d'en profiter. 

Le site de Green Zone semble tout à fait sérieux, la société se présente comme une société allemande œuvrant pour le climat et l'environnement. On y trouve des informations très détaillées sur les zones de basses émissions en Europe, et notamment en Belgique. Sauf que pour un œil averti, le site est truffé d'inventions totalement fantaisistes. "Une première grosse incohérence que l'on peut lire sur ce site est que les taux de particules fines auront une influence sur la validité des vignettes, ce n'est évidemment pas le cas. Les zones environnementales décrites sur le site ne riment à rien non plus", pointe Nathalie Guilmin, porte-parle de Bruxelles Environnement. Un panneau officiel contribue également à semer le doute.

Le site mêle le vrai et le faux et va jusqu'à vendre de fausses vignettes, soi-disant obligatoires à Bruxelles, via sa boutique en ligne. "Il n'y a absolument pas de vignettes, on a plutôt opté pour un système de caméras intelligentes et absolument pas pour les vignettes qui étaient une autre possibilité que l'on a écartée", assure Nathalie Guilmin. Il s'agit donc bien d'une arnaque sur toute la ligne.

Ce ne sont pas des arnaques avec des montants énormes mais qui sans doute essayent de convaincre un maximum d'automobilistes

En Belgique, les automobilistes étrangers doivent s'enregistrer mais c'est totalement gratuit. Pour les véhicules trop polluants seulement, un pass à la journée peut être acheté sur les sites officiels. "Ce site profite de cette multiplication des zones basse émission pour essayer de grappiller quelques euros, continue Nathalie Guilmin. Ce ne sont pas des arnaques dans lesquelles on extorque beaucoup d'argent à la fois, on parle de 25 ou 30 euros pour des services qui sont normalement gratuits. Ce ne sont donc pas des arnaques avec des montants énormes mais qui sans doute essayent de convaincre un maximum d'automobilistes européens un peu désorientés par ces nouvelles réglementations". 

Bruxelles environnement compte porter plainte. En attendant, le site est actif pour plusieurs pays européens. Méfiez-vous donc si vous préparez un voyage, mieux vaut se fier aux sites officiels.

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