Un réseau international de trafic d'êtres humains démantelé

Deux des suspects interceptés en Bulgarie et la femme interpellée en Allemagne seront remis aux Pays-Bas après un passage devant le juge.
Deux des suspects interceptés en Bulgarie et la femme interpellée en Allemagne seront remis aux Pays-Bas après un passage devant le juge. - © ELISABETH CALLENS - BELGA

Dix personnes soupçonnées d'animer un réseau international de traite d'êtres humains ont été arrêtées mardi 27 septembre après des descentes des forces de l'ordre dans une vingtaine d'immeubles situés aux Pays-Bas, en Bulgarie, en Belgique et en Allemagne, a indiqué jeudi la police néerlandaise. Trois hommes ont été arrêtés à Amsterdam, cinq hommes et une femme en Bulgarie et une femme en Allemagne.

Exploitation sexuelle et blanchiment d'argent

Les dix personnes arrêtées sont suspectées d'avoir forcé à la prostitution des jeunes femmes, certaines âgées d'à peine 18 ans. Un lien semble ici être établi avec la ville de Sliven en Bulgarie. Les victimes, qui ont été mises au travail dans les villes d'Amsterdam et d'Anvers, ont vraisemblablement été recrutées lors de soirées à Sliven, en les trompant avec de fausses promesses.

Outre la suspicion d'exploitation sexuelle, ces dix personnes sont soupçonnées de blanchiment d'argent. Environ 170 000 euros et six voitures de luxe ont ainsi été saisis par la justice.

Les trois hommes arrêtés à Amsterdam ont été entendus vendredi par un juge d'instruction. Ce dernier a prolongé la garde à vue de deux d'entre eux. Ils sont incarcérés et, dans l'intérêt de l'enquête, ne peuvent avoir de contact qu'avec leur avocat. Le troisième homme arrêté a quant à lui été libéré mais il reste considéré comme suspect.

Deux des suspects interceptés en Bulgarie et la femme interpellée en Allemagne seront remis aux Pays-Bas après une comparution devant un juge.

L'enquête a débuté en septembre 2015 sous la direction du ministère public d'Amsterdam. A l'époque, une Joint Investigation Team (JIT) avait été lancée afin d'encourager la collaboration entre les polices et les ministères publics des pays concernés.

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