Un protocole de coopération en cas de disparition d'une personne âgée

Un protocole de coopération en cas de disparition d'une personne âgée
Un protocole de coopération en cas de disparition d'une personne âgée - © PHILIPPE HUGUEN - BELGAIMAGE

La disparition de personnes âgées atteintes de démence représentent environ 10% de l'ensemble des disparitions. Depuis un an, la Cellule Personnes Disparues met dès lors en place, avec les zones des de police locales, un protocole de coopération avec les institutions qui accueillent les seniors afin d'intervenir le plus rapidement possible. Ce samedi, la zone de police de Gaume a ainsi signé un tel protocole.

Lorsqu'une personne âgée atteinte de démence a disparu, chaque minute compte pour la retrouver en vie et en bonne santé. Dans ce protocole de coopération signé avec la police et le parquet, les institutions pour seniors s'engagent tout d'abord à rédiger une fiche pour chaque personne à risque et à la transmettre à la police. Cela permettra un gain de temps en cas de disparition.

"Ce sont des fiches qui correspondent à tous les résidents avec des critères bien particuliers par rapport à leur situation personnelle, soit physique - taille, poids... -, soit relative au lieu de vie avant l'arrivée en institution ou qui date de plusieurs années encore, décrit Nancy Mathieu, responsable de l'assistance aux victimes de la zone de police de Gaume. On indique aussi si c'est quelqu'un qui avait l'habitude d'aller travailler en bus, en train, et s'il est encore capable de monter seul dans ces transports... Ce genre d'éléments qui nous permettent d'avancer plus vite, quand on les connaît en tout cas."

Cette fiche devra être envoyée par mail à la police maximum 20 minutes après avoir constaté la disparition de la personne. Des modalités qui conviennent très bien aux institutions de soins.

"Cela nous permet tout d'abord de structurer un petit peu et d'avoir de meilleurs rapports avec la police en cas de fugue, explique Véronique Charlier, directrice d'un home à Rouvroy. Nous irons plus vite pour les prévenir et ils iront eux plus vite pour les retrouver."

En Wallonie et à Bruxelles, une trentaine de zones de police ont déjà signé un tel protocole.

Anne Lemaire

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