Un projet d'attentat en France déjoué par les policiers belges: 500g de TATP et un détonateur découverts à Woluwe

La Belgique a déjoué un attentat qui devait être commis en France, grâce à la collaboration entre le parquet fédéral, la Sûreté de l'Etat, la police judiciaire fédérale d'Anvers et les autorités judiciaires françaises et allemandes. Un couple d'Iraniens a été arrêté à bord de son véhicule Mercedes par unités spéciales à Woluwé-Saint-Pierre dans le quartier de Stockel ce samedi. La police a retrouvé dans leur voiture du matériel pour fabriquer une bombe, comprenant 500g d'explosif TATP et un détonateur, "dissimulé dans une trousse de toilette".

Le service de déminage de l'armée (SEDEE) a fait sauter cet explosif de manière contrôlée.

Samedi, cinq perquisitions ont été menées par la police judiciaire d'Anvers, à Wilrijk, Boom, Uccle, Mons et Leuze-en-Hainaut. Les résultats ne peuvent être communiqués pour l'instant.

"Dans le cadre de cette enquête, Amir S., né le 26 avril 1980, et son épouse Nasimeh N., née le 20 septembre 1984, tous deux de nationalité belge mais d’origine iranienne, ont été placés aujourd’hui sous mandat d’arrêt par un juge d’instruction d’Anvers spécialisé en terrorisme. Ils ont été inculpés de tentative d’assassinat terroriste et de préparation d'une infraction terroriste", annonce le parquet fédéral dans un communiqué.

Le couple, qui habitait Wilrijk, visait une conférence d'un parti d'opposition iranien dans les environs de Paris le 30 juin dernier.   Deux personnalités proches du président américain Donald Trump, l'ancien président du Congrès Newt Gingrich et l'ancien maire de New York Rudy Giuliani, ont participé à cette réunion à laquelle ont assisté 25.000 personnes.

Un complice présumé a, lui, été privé de liberté en France. Deux autres suspects ont été remis en liberté après audition. "Les investigations visent à préciser la nature des relations qu'ils pouvaient entretenir avec les suspects interpellés en Belgique", a ajouté cette source.

Enfin, un contact du couple, diplomate iranien auprès de l'ambassade autrichienne à Vienne, a été interpellé en Allemagne.

Le parquet fédéral tient à souligner qu'à ce stade de l'enquête, il n'y a eu à aucun moment une menace directe contre la Belgique.

Le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, a précisé via Twitter que le niveau de la menace déterminé par l'Ocam n'avait dès lors pas évolué.

Le Premier ministre Charles Michel s'est lui félicité de la bonne coopération internationale.

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