Un parcours de street art dans les rues de Bruxelles

Le street art devient de plus en plus important à Bruxelles. La ville multiplie les inaugurations d'œuvres et finalise actuellement un parcours pour cet art de rue. Chaque année, 100 000 euros sont consacrés pour accueillir des artistes. L'art urbain se diversifie, en témoignent les minuscules statuettes signées par l'espagnol Isaac Cordal que l’on retrouve sur la façade de la Bourse ou à l'Ancienne Belgique.

Un parcours street art

Bruxelles met actuellement au point des parcours qui partent à la découverte de ces œuvres. Elles se trouvent souvent dans des rues moins fréquentées de la capitale.

Ainsi, les pochages de "Jaune" mettent en scène des ouvriers de la propreté publique. L'artiste a déjà signé 5 œuvres dans la capitale et peut désormais en vivre. "C’est un projet personnel à la base et puis il y a un moment où cela commence à devenir un petit peu connu, explique-t-il. Les gens voient le travail. De temps en temps c’est gratuit, de temps en temps c’est payé. Cela dépend vraiment d’un projet à l’autre."

"Une place de plus plus grande dans le domaine public"

Pour certaines fresques, les autorisations sont difficiles à obtenir. Guillaume Desmarets a participé à son projet par le biais d'un collectif d'artistes de street art : "Je pense que la place du street art dans le domaine institutionnel et dans le domaine public est de plus en plus grande, commente-t-il. Les acteurs sont déjà là depuis un certain temps mais ils se diversifient. C’est tant mieux !".

Bruxelles mise sur l'art urbain pour embellir les rues et permettre des promenades thématiques. Ces promenades ne se limitent pas aux œuvres autorisées. La Ville a décidé de ne pas effacer les détournements sauvages qui ont beaucoup fait parler d'eux, à l'image du pénis de géant qui avait été peint à Saint-Gilles ou, plus récemment, la fresque représentant une masturbation féminine le long du canal à Bruxelles.

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