Un oiseau extrêmement rare tué juste après sa découverte

Le 24 septembre la presse dévoilait le cliché d’un martin-chasseur à moustaches, jusque-là si discret que les scientifiques ne l'avaient rencontré qu'une fois.

Pour retrouver la trace de cet oiseau il faut remonter dans les années 1920 où deux chasseurs avaient repéré cette espèce. Depuis, les scientifiques parcourent les hauteurs de Guadalcanal dans les îles Salomon, au large de l'Australie où il devrait y avoir entre 250 et 1000 spécimens de cette espèce.

C’est le scientifique Chris Filardi, qui a remonté la trace de l’animal fin septembre.

Comme le rapporte Ouest-France, il l'a observé, photographié et a enregistré son cri si caractéristique ("kokoko-kiew"). Le musée d'histoire naturelle américain pour lequel il travaille a fièrement rapporté la découverte sur son compte Twitter : "Voici les premières photos du martin-chasseur à moustaches mâle !"

Quelques minutes après la photo le scientifique a tué l’oiseau. Mais pourquoi un tel geste sur un oiseau si rare ?

Le responsable a répondu aux critiques en disant qu’il s’agissait d’une pratique courante dans le milieu scientifique. Selon lui, le martin-chasseur à moustaches serait plus facile à étudier mort que vivant, et tel était le meilleur moyen de préserver l'espèce.

D'autres chercheurs ont cependant rétorqué en disant que cette pratique était rétrograde et donnait une mauvaise image de la science aux enfants.

Marc Bekoff, cité par le Huffington Post (en anglais), "tuer au nom de la conservation, ou au nom de l'éducation ou au nom de quoi-que-ce-soit doit cesser. C'est une erreur et cela représente un précédent horrible pour la recherche future et pour les enfants."

 

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