Un nuage de dioxyde d'azote a survolé la Belgique

A la demande de la police, les automobilistes soint priés de ne pas s'attarder à l'endroit où le nuage irritant a été signalé.

Ce nuage, qui est légèrement orangé et visible donc à l'oeil nu, ne présente pas de danger pour la population ou l'environnement, selon le Centre de crise.

Il se trouve pour le moment entre Neufchateau et Houffalize. Il est cependant recommandé de fermer ses fenêtres et si vous apercevez le nuage, de téléphoner au 100, pour que le centre de crise puisse suivre avec précision sa progression.

Le nuage de dioxyde d'azote, potentiellement irritant pour les voies respiratoires, a été détecté vendredi vers 6 heures au-dessus de Geleen, près de Maastricht, aux Pays-Bas. Les autorités néerlandaises n'étaient pas inquiètes en raison de l'altitude prise par le nuage. Ce dernier s'est ensuite déplacé vers la Belgique. Il se trouvait vers 10 heures au dessus de la Baraque Fraiture. En raison du relief de la Belgique, les autorités belges se sont inquiétées de la venue de ce nuage, qui se déplaçait vers la province du Luxembourg.

En début d'après-midi, tout risque était écarté, selon les pompiers d'Eupen, le nuage ayant quitté le pays. "Nous restons cependant en contact permanent avec les collègues allemands car si les conditions climatiques venaient à changer et le vent à tourner, une information à la population serait nécessaire. Mais pour le moment, pas d'inquiétude", a déclaré Claudy Marchal, commandant des pompiers d'Eupen.

Pas de danger pour la population ?

Des contacts ont été pris avec SOS Pollution, les autorités provinciales limbourgeoises, liégeoises et luxembourgeoises ainsi qu'avec certains bourgmestres.

Selon le Centre de crise, le nuage de dioxyde d'azote ne présente aucun danger pour la population ou l'environnement.

C'est aussi l'avis de Dominique Lison, professeur de toxicologie à l'UCL. "Les oxydes d'azote sont des gaz potentiellement irritants pour les voies respiratoires lorsque leur concentration est importante", indique le professeur de toxicologie.

"Dans ce cas, au vu de la faible concentration des gaz et de l'altitude du nuage, le risque de développement de maladies respiratoires chroniques comme la bronchite est quasi inexistant", ajoute Dominique Lison.

D'après les résultats des mesures dont dispose SOS Pollution, la concentration dans l'air de dioxyde d'azote est largement inférieure au seuil d'alerte. Aucune mesure particulière n'a dès lors été prise. SOS Pollution continue à suivre de près la situation.

 

 

Belga

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK