Un nouvel appareil de mesure de la douleur bien utile en milieu hospitalier

L’utilisation de l’appareil sera plus fréquente en salle d’opération où il est important d’administrer le bon dosage d’antidouleurs.
L’utilisation de l’appareil sera plus fréquente en salle d’opération où il est important d’administrer le bon dosage d’antidouleurs. - © RTBF

La traditionnelle échelle de douleur graduée de un à dix a souvent ses limites. L'hôpital universitaire d'Anvers teste actuellement une machine, mise au point par une firme israélienne, qui permet de mesurer la douleur subie grâce à un capteur fixé sur un doigt.

Comment mesurer la douleur d'un patient atteint par exemple, d'une maladie chronique, lorsqu'il subit une opération chirurgicale, ou encore s’il est plongé dans le coma dans un service de soins intensifs?

Un capteur fixé au bout du doigt du patient va permettre à l’appareil de mesurer la douleur ressentie en analysant quelques paramètres tels que la fréquence cardiaque, la fréquence respiratoire, la pression mais aussi la résistance et la vascularisation du doigt. Le professeur Guy Hans, responsable du centre de la douleur de l’hôpital universitaire d’Anvers, explique que "ces paramètres indiquent l’activité du système autonome, qui permet alors d’indiquer l’intensité de la douleur".

Démonstration

Lors de la démonstration réalisée par l’hôpital, les cliniciens ont placé une sorte de cube générant de la chaleur jusqu’à 50°C sur le poignet d’une personne. Lorsque la douleur s’est fait ressentir, les paramètres mesurés par la machine ont été modifié.

Sachant que l’indice de la douleur s’échelonne de 1 à plus de 100 sur l’appareil, "si on pique un doigt avec une aiguille, l’indice grimpera à peu près jusqu’à quinze, alors qu’une intervention chirurgicale chez un patient qui n’est pas anesthésié, peut faire grimper l’indice jusqu’à 45. La douleur d’une fracture peut, elle, grimper au-delà de 50", explique le professeur Hans.

Une utilisation efficace en salle d’opération

En général, pour mesurer la douleur d’un patient, on lui demande de la situer sur une échelle de un à dix. Mais cette question est évidemment plus compliquée lorsque le patient est inconscient. "L’utilisation de l’appareil sera plus fréquente en salle d’opération où il est important d’administrer le bon dosage d’antidouleurs. Si un patient reçoit trop d’analgésiques où trop d’antidouleurs, il risque de mal se réveiller", dit le professeur Hans, pour qui cette technologie objective a également toute son utilité par exemple, dans un service de soins intensifs.

I.L. avec Jean-François Noulet

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