Un nouveau vaccin contre le coronavirus testé en Allemagne et aux Etats-Unis pourrait arriver sur le marché en fin d'année

Un nouveau vaccin contre le coronavirus testé en Allemagne pourrait arriver sur le marché en fin d'année
Un nouveau vaccin contre le coronavirus testé en Allemagne pourrait arriver sur le marché en fin d'année - © Tous droits réservés

Donald Trump l’évoquait ce lundi, un nouveau vaccin devrait être disponible, déjà, d’ici fin de l’année. Dans cette course frénétique au vaccin, c’est cette fois, une petite entreprise de biotechnologie allemande qui s’associe avec le deuxième plus grand groupe pharmaceutique au mode, Pfizer pour tester un vaccin qui pourrait être produit par millions de doses dès début 2021. Et si les résultats sont bons et que les moyens techniques suivent, la production pourrait atteindre des centaines des millions de doses en 2021.

Une société de biotechnologie dont ce n'était pas la spécialité

BioNTech est une jeune entreprise basée à Mayence en Rhénanie-Palatinat, spécialisée dans les traitements du cancer et des maladies héréditaires par immunothérapie, elle s’était reconvertie et travaillait depuis la mi-mars à la mise au point de candidats vaccins à base d’ARNm, dans le cadre de la Pandémie du Covid-19.


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Elle avait déjà signé un contrat pour faire des tests cliniques en Chine et une distribution du futur vaccin sur toute la Chine. Elle vient donc de faire la même chose, avec Pfizer pour la distribution vers le reste du monde. Pfizer financera 100% du développement (environ 750 millions de dollars) et ensuite BioNTech remboursera à 50% du montant lors de la commercialisation, après, les deux firmes partageront les recettes comme avec le partenaire chinois.

Premier essai clinique en avril

Et les choses n’ont pas traîné. Le 22 avril dernier, l’autorité fédérale allemande compétente (l’Institut Ehrlich) donnait son feu vert à un premier essai clinique. 12 candidats ont reçu le prototype du futur vaccin baptisé BNT162. Aucun résultat encore pour le moment. Mais l’entreprise a recruté 200 volontaires entre 18 et 55 ans, en bonne santé à qui l’on donnera une série de dosages différents pour établir la meilleure dose à injecter dans la suite des tests cliniques. Il s’agit de s’assurer de sa sécurité de l’efficacité de la réponse immunitaire.

Dans une deuxième phase de test, le vaccin sera administré à 500 personnes à risques de plus de 55 ans. Il faudra vérifier les effets secondaires et l’efficacité du candidat vaccin. Ces tests devraient, si tout va bien, se dérouler d’ici l’hiver pour une mise sur le marché l’année prochaine.

Des essais cliniques de Phase 1 viennent de démarrer également cette semaine, aux Etats-Unis. La production du futur vaccin se fera sur cinq sites de production Pfizer dans le monde, dont un site belge situé à Puurs, en Flandre. Entre les tests pré-cliniques et les premiers essais sur l'homme, il s'est écoulé quatre mois, un temps exceptionnellement court, annonce fièrement la firme pharmaceutique. Quatre candidats vaccins avec des combinaisons d'ARN messager et d'antigène du virus différentes seront testés simultanément. 

Une demi-douzaine de firmes sont sur la balle 

Une mise sur le marché d’un vaccin qui serait très rapide et même assez inédite, est-elle totalement sans danger ? Nous aurions voulu poser cette question la responsable de l’unité vaccin de chez Pfizer en Belgique mais malheureusement son emploi du temps ne nous l’a pas permis.

Ne nous cachons pas les yeux, c’est une course à l’échalote pour être le premier à mettre au point vaccin contre le covid-19. Cette association avec Pfizer n’est d’ailleurs pas la seule en piste pour le moment, des scientifiques britanniques du Jenner Institute d’Oxford ont réalisé leurs premiers tests sur des humains.

Quant à la rivale allemande "CureVac", qui avait fait l’objet d’une offre financière du président américain (refusée par l’Allemagne) pour obtenir l’exclusivité du vaccin aux USA, la société débutera ses essais cliniques dans quelques semaines dont une partie se fera en Belgique.

 

En Allemagne, le déconfinement s'accélère (duplex depuis Berlin dans notre 19h30 de ce mercredi)

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