Un vaccin contre l'asthme à l'étude

Un vaccin contre l'asthme à l'étude en France
Un vaccin contre l'asthme à l'étude en France - © RTBF

Le printemps, c’est aussi la pleine saison des allergies. 300 millions de personnes à travers le monde souffrent d’asthme allergique. Mais aujourd’hui une lueur d’espoir survient avec cette annonce : des chercheurs français viennent de mettre au point un vaccin qui a déjà fait ses preuves sur des souris.

Les pollens des arbres se ramassent à la pelle en ce moment et c'est pour beaucoup d'entre nous le début des rhinites voire de l'asthme allergique. Le bouleau connait actuellement son pic de pollinisation et ce sera bientôt le tour du chêne et du hêtre. A moins de suivre une désensibilisation depuis plusieurs mois, il n’existe à ce jour qu’une solution pour éviter les symptômes: la prise de médicaments comme des antihistaminiques, pour bloquer les réactions allergiques, lesquels doivent souvent être associés à des traitements locaux comme des sprays pour le nez, des goutes pour les yeux voir des inhalateurs en cas d’asthme.

Quelles solutions pour les asthmatiques ?

Les patients asthmatiques utilisent souvent des produits qui dilatent les bronches afin d'améliorer le passage de l'air. Ils combinent ce traitement à une désensibilisation, c'est-à-dire à une exposition progressive aux substances allergisantes dont l’efficacité reste limitée et variable selon les patients.

Des chercheurs de l'INSERM en France viennent de mettre au point un vaccin, constitué notamment d’ADN d'acariens, et qui s’est avéré efficace sur des souris.   

Explication scientifique d’un nouveau vaccin prometteur

Le docteur Olivier Michel, allergologue au CHU Brugmann, en explique le principe : "au lieu d’injecter la protéine, elle-même allergisante, les chercheurs ont utilisé le gêne qui code pour cette protéine. Ils ont ensuite injecté le gêne à la souris, qui l’a reconnu comme étant anormal car provenant d’acariens. L’animal a alors déclenché une réponse immunitaire tout à fait différente de la réponse allergique. Ces souris ont alors fait une "immuno-déviation" vers une réponse bénigne qui se solde par l’absence totale de symptômes".

Encore quelques années de patience

Avant de pouvoir appliquer ce vaccin sur l'homme, la suite des recherches devrait encore prendre entre huit et dix ans. Par ailleurs, il n’est pas garanti que s'il est efficace sur une souris, il le sera un jour sur  l'homme. Parmi tous les êtres vivants, seuls  les primates développent naturellement des allergies.

I.L. avec Lucie Dendoven

 

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