Un nouveau réseau pour encourager la formation en entreprise

Un nouveau réseau pour encourager la formation en entreprise
Un nouveau réseau pour encourager la formation en entreprise - © Tous droits réservés

La Belgique compte pas moins de 143 000 postes vacants, pour 480 000 chômeurs. L'écart entre qualifications des chômeurs et attentes des employeurs est colossal. 3,6 % d'emplois sont vacants. "C'est le taux le plus élevé d'Europe !" affirme Pieter Timmermans, administrateur-délégué de la Fédération des Entreprises de Belgique. Le taux de vacance est, en effet, deux fois supérieur à la moyenne européenne.

Ce gouffre serait lié à un décalage entre les compétences des jeunes et les attentes du marché du travail. Pour y remédier, 19 entreprises et organisations patronales se sont regroupées autour d'un nouveau réseau: le GAN Belgique (Global Apprenticeship Network), inauguré ce 12 juin en présence du roi Philippe. Ce réseau se donne pour mission d'appeler les autorités et les acteurs de l'enseignement à faire de la pratique professionnelle une partie essentielle de la formation.

"L'enseignement traditionnel ne permet pas de répondre au marché du travail actuel" explique Nico Reeskens, directeur national d'Adecco, à l'initiative du projet GAN Belgique. Le projet réunit entre autres la Fédération des Entreprises de Belgique, mais aussi des sociétés comme Colruyt, Microsoft ou Nestlé.

"Le stage est devenu essentiel pour trouver un travail à la sortie des études"

Alix, 24 ans, est diplômée de l'ULB en communication. Après plusieurs recherches d'emploi, elle obtient un contrat d'immersion professionnelle de six mois chez Nestlé comme stagiaire en marketing. "Je suis rémunérée environ 1000 euros par mois. A la sortie des études, c'est déjà pas mal".

Alix voit ce stage comme un investissement personnel. "A l'heure actuelle, il est très difficile d'entrer dans de grandes sociétés. Partout, on demande deux ou trois ans d'expérience. Le contrat d'immersion professionnelle de Bruxelles Formation permet d'avoir une opportunité de carrière. C'est aussi l'occasion d'élargir ses compétences. Ici, je peux me perfectionner en marketing, alors que j'ai fait des études de communication".

Durant ses études, Alix n'avait eu que 2 stages, respectivement d'un et deux mois. "Ce n'est pas suffisant", estime-t-elle.

Olivier Blanc, directeur des ressources humaines du groupe Nestlé Belgique et Luxembourg, confirme: "Un mois, c'est à peine le temps de connaître les collègues et comprendre les attentes de l'entreprise. En six mois par contre, le jeune a le temps de réaliser des choses concrètes".

L'ambition de la filiale belge du GAN est de renforcer la collaboration entre le secteur privé et l'enseignement, pour que ce genre de stages fassent partie intégrante du parcours de formation.

 

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