Un manque important de téléphonistes dans les centrales d'urgence à Bruxelles et Anvers

Le syndicat relève un déficit opérationnel de 40%
Le syndicat relève un déficit opérationnel de 40% - © THIERRY ROGE - BELGA

Le syndicat ACV Services publics demande une rencontre avec la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden au sujet de la pénurie d’opérateurs téléphoniques dans les centrales d’urgence 101 à Anvers et Bruxelles. Ces pénuries s’élèvent à 40%, selon le représentant John Pollet.

Un déficit allant jusqu’à 40% à Bruxelles

En province d’Anvers, 35 personnes seulement sont employées comme preneurs d’appels, alors que cela devrait être 45 si le cadre était plein. Le déficit opérationnel à Bruxelles est encore plus important qu’à Anvers. Selon le syndicat, il s’agit d’un déficit de 40%.

"Les personnes qui appellent doivent, par conséquent, parfois attendre plusieurs minutes pour que leur appel d’urgence soit pris en charge", explique John Pollet. "De plus, en raison du manque de personnel, la charge de travail des téléphonistes est extrêmement élevée, ce qui fait que de plus en plus d’employés sont sur le flanc pour cause de maladie".

Une formation peu attrayante ?

L’ACV ne sait pas pourquoi la formation en tant qu’opérateur téléphonique au centre d’urgence suscite peu d’intérêt. "A Bruxelles c’est peut-être le bilinguisme requis, à Anvers il y a aussi du travail dans le port pour les profils demandés", dit John Pollet.

Ce dernier réclame une rencontre avec la ministre Verlinden, "parce que la situation est intenable". John Pollet propose une campagne de sensibilisation.

 

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