Un léger problème d'approvisionnement touche à nouveau certains médicaments

Sous traitement pendant plusieurs années encore à la suite d'un cancer, Catherine Grenier a tenté de renouveler sa réserve de comprimés. Pour toute réponse dans les quelques pharmacies qu'elle a sollicitées, à Bruxelles et à Hannut, elle a reçu la même réponse: rupture de stock. "Au-delà de quinze jours sans une pilule quotidienne, cela poserait un problème." 

Plusieurs professionnels du secteur sont en effet dépourvus de ce Femara et même de ses médicaments génériques. Les représentants des entreprises pharmaceutiques reconnaissent des livraisons aléatoires, mais celles des boîtes de cent et non celles de trente et pour une courte durée.

Le fabricant Novartis "s'engage à mettre tout en œuvre pour permettre aux patients d'avoir accès à leur traitement. Nous travaillons activement à résoudre au plus vite la situation concernant le conditionnement de 100 comprimés et à répondre aux demandes des pharmaciens endéans les 24h. Novartis tient à rassurer les patientes concernées par la prise du Femara® (letrozole) 2,5 mg qu’elles peuvent donc continuer à bénéficier de leur traitement."

Indisponibilités temporaires

De son côté, l'agence fédérale du médicament insiste sur les multiples possibilités de repli vers des concurrents ou des génériques, tout en admettant une réelle pénurie pour quatre médicaments seulement. Et non les quelque 500 à nouveau cités: "quelquefois, il y a en effet des difficultés de s'en procurer, mais sous certains conditionnements." Ce qui ne permet pas de conclure à la pénurie de ce médicament, seulement à l'une de ses boîtes. "Ce sont des indisponibilités temporaires et non définitives", enchaîne Ann Eeckhout, la responsable de la division communication de l'AFMPS, l'agence fédérale des médicaments et des produits de santé. Se posent ou s'additionnent quelquefois des problèmes dans la chaîne de fabrication, dans le transport, dans la distribution: "certaines zones sont mieux distribuées que d'autres."

Pas d'inquiétude par conséquent, selon les organismes professionnels et publics. Que des conditionnements ou des médicaments précis viennent à manquer repose cependant la question du stockage éventuel. Par les patients. Par les pharmaciens. Par les grossistes-répartiteurs, lesquels, depuis la suspension, fin juillet, par la Cour constitutionnelle de l'interdiction d'exporter, en ont à nouveau la possibilité. Pour trois mois environ, le temps de juger du fond de l'affaire.

 

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