Un joueur de volley-ball sauvé par son mini défibrillateur

Kristof Hoho se relevant juste après son arrêt cardiaque
Kristof Hoho se relevant juste après son arrêt cardiaque - © sporza.be

Un moment d'angoisse ce weekend lors d'un match de volley-ball. Un joueur s'est effondré. Victime d'un arrêt cardiaque, il s'est relevé peu de temps après comme si de rien n'était. Et cela grâce, comme il dit, à sa petite machine, c'est à dire un mini défibrillateur qui lui a été implanté.

Samedi soir, match de volley ball de première division entre Maaseik et Roulers. A un moment, le joueur Kristof Hoho s'effondre. Moment de silence et d'angoisse. Arrêt cardiaque. Et pourtant l'homme se relève assez vite grâce à cette petite machine implantée voici 4 ans. Depuis ce 21 août 2009, date d'un arrêt cardiaque quand il jouait en Italie avec l'équipe de Padoue. Vingt minutes de réanimation à l'époque, coma artificiel et des mois avant que les médecins ne l'autorisent à reprendre la compétition.

Et puis placement de ce petit appareil qui donne un choc électrique lorsque le cœur s'arrête. Ici il a parfaitement fonctionné. Mais les médecins mettent en garde. Ce n'est pas la panacée. Parfois l’appareil ne réussit pas sa mission ou il s'avère défectueux.

Plusieurs sportifs en Belgique portent cet appareil. Et chaque année plusieurs Belges le reçoivent. Plus ou moins 1800.

Comment fonctionne ce mini défibrillateur ?

Invité du journal parlé de 8h sur La première, le docteur Olivier De Coster, cardiologue aux Cliniques universitaires Saint-Luc, a expliqué le fonctionnement de ce mini défibrillateur : "Cet appareil est comme un pacemaker qui va mesurer la conduction entre l’oreillette et le ventricule et dès qu’il détecte un trouble qui est anormal, il va se mettre dans un mode de fonctionnement où il va envoyer un choc électrique pour remettre le rythme du cœur en route, relancer la machine".

Qui peut en bénéficier ?

"Les patients qui ont des malformations congénitales, arythmogènes, ce sont des patients qui ont des troubles du rythme qui se développent soit lorsqu’ils grandissent soit quand ils font du sport intensif, ces patients-là il faut les détecter, ce sont effectivement des patients qui font un arrêt cardiaque lors d’un sport intensif ou lors d’une promenade, le patient est réanimé et on peut trouver un trouble de la conduction et bénéficier de cet appareil-là qui va à ce moment-là détecter le trouble de conduction et envoyer un choc électrique pour remettre le cœur en rythme. Et puis il y a des patients qui ont fait des infarctus, des patients qui ont une partie du cœur qui est fibrosée et cette partie fibrosée peut envoyer des troubles électriques qui peuvent aussi provoquer ce genre de malaises".

La méthode n'est pas récente, elle existe depuis une dizaine d'années, précise le cardiologue, mais elle n'a pas fini d'être perfectionnée : "Les machines qu’on a à l’heure actuelle sont de petits calibres, facilement dissimulables par rapport aux machines qu’on avait avant. Et depuis quatre ou cinq ans, cette technique est fort en développement et s’affine tout le temps".

L'inconvénient, outre le fait qu'il peut ne pas toujours fonctionner (voir ci-dessus), est "qu’il faut faire des contrôles régulièrement, les gens qui bénéficient d’un appareil doivent être contrôlés tous les six mois pour voir si la pile fonctionne bien et si la pile n’a rien détecté". Pour le reste, c’est remboursé par la mutuelle.

 

RTBF

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