Un jeune migrant a disparu de l'Office des étrangers

Le jeune migrant, qui souffre de troubles psychiatriques, devait être encadré à son arrivée par deux infirmières au sein du bâtiment.
Le jeune migrant, qui souffre de troubles psychiatriques, devait être encadré à son arrivée par deux infirmières au sein du bâtiment. - © THIERRY ROGE - BELGA

L'histoire est à peine croyable. Alors qu'il se rendait ce vendredi à l'Office des étrangers, près du parc Maximilien à Bruxelles, un jeune réfugié originaire d’Éthiopie a disparu. Le jeune homme de 24 ans avait rendez-vous pour introduire une demande d’asile, accompagné par deux bénévoles à la Plateforme citoyenne d’aide aux réfugiés.

Le jeune exilé, qui souffre de troubles psychiatriques, devait être encadré à son arrivée par deux infirmières au sein du bâtiment. "Deux heures plus tard, nous n'avions toujours pas de ses nouvelles, raconte Sophie Fondu, une des deux bénévoles. Donc nous avons passé un appel à Fedasil, qui nous a dit que l’Office des étrangers avait perdu le jeune homme depuis quelques minutes et qu’ils le cherchaient partout dans le bâtiment."

On ne peut pas mettre un agent à côté de chaque demandeur d’asile

Sophie et d’autres bénévoles décident alors de fouiller le quartier, sans résultat. Sophie Fondu s’est rendue à l’office de police pour signaler sa disparition, une disparition d’autant plus inquiétante que le jeune homme a besoin de médicaments pour stabiliser son état. "L’avocat avait appelé la veille pour obtenir ce rendez-vous en priorité, précise-t-elle. Et il avait bien spécifié qu’il avait des troubles psychiatriques et qu’il avait besoin d’une assistance 24h sur 24."

Sur les vidéos de surveillance qui ont été analysées par la sécurité, l'Office des étrangers affirme ne voir personne sortir, même si les bénévoles expliquent que le jeune homme aurait pu se faufiler dans une foule. "C’est un incident malheureux, bien évidemment, mais nous n’avons pas la possibilité de mettre un agent de sécurité à côté de chaque demandeur d’asile, explique Dominique Ernould, la porte-parole de l'Office des étrangers. Les personnes sont regroupées ensemble, dans des grandes salles où elles doivent patienter au fur et à mesure de la journée."

A son arrivée à l'Office des étrangers, le jeune réfugié quittait le centre hospitalier Jean Titeca où il avait été interné pendant quarante jours. S'il est sorti, c'est que "sa situation le permettait", affirme Christophe Happe, le directeur de l'institut psychiatrique.

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