Un hôtel de Louvain annule toutes ses réservations pour deux mois, à cause de l'arrivée du sultan d'Oman

Un hôtel de Louvain annule toutes ses réservations pour deux mois, à cause de l'arrivée du sultan d'Oman
Un hôtel de Louvain annule toutes ses réservations pour deux mois, à cause de l'arrivée du sultan d'Oman - © Tous droits réservés

L'établissement Hotel The Fourth de Louvain ferme ses portes jusque fin janvier en raison de la venue du sultan d'Oman. Qabus ibn Saïd résidera deux mois à Louvain pour un traitement de longue durée à l'UZ Leuven. L'hôtel 4 étoiles annule toutes les réservations pour la période de fin d'année, indique vendredi De Tijd.

L'Hotel The Fourth, situé sur la Grand-Place de Louvain, compte 42 chambres de luxe et était complet pour les fêtes de fin d'année. Mais les clients devront faire place au sultan et sa suite. Qabus ibn Saïd, 79 ans, au pouvoir depuis 1970 à Oman, a des problèmes de santé et sera soigné à l'UZ Louvain en décembre et janvier. 

Le management de l'hôtel n'a pas fait de commentaires et ne s'est pas concerté avec d'autres exploitants d'hôtels. "Les personnes qui ont réservé à The Fourth ont été transférées vers d'autres établissements. Il s'agit du Pentahotel, du Kloosterhotel et du Begijnhofhotel", a expliqué Steven Dusoleil, directeur communication et marketing de la Ville de Louvain. "Pour décembre et janvier, nous ne prévoyons aucun problème de capacité dans les hôtels restants. Les touristes sont toujours les bienvenus à Louvain, surtout dans cette période de fêtes".

L'an dernier, Louvain a comptabilisé 48.005 nuitées en décembre. Le sultan d'Oman n'est pas le premier hôte de marque à l'UZ Leuven. Beaucoup de personnalités du Moyen-Orient viennent se faire soigner au Gasthuisberg.

Inquiétudes

Les multiples hospitalisations en Allemagne du sultan d'Oman ont suscité des inquiétudes sur sa succession et la stabilité de ce pays du Golfe, d'après des diplomates. Le sultan, qui dirige le pays depuis 1970, n'est pas marié et n'a pas d'enfants ni de frères. D'après la Constitution, il doit écrire une lettre désignant son successeur au sein de la dynastie royale, qui sera ouverte si sa famille ne parvient pas à s'accorder sur un nom dans un délai de trois jours après sa mort.

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