Un gène facilitateur des dépendances aux drogues a été identifié par des chercheurs de l'ULB

Des chercheurs de l'ULB ont mis en évidence le rôle d'un gène dans l'addiction à la cocaïne. Autrement dit, en supprimant ce gène, cela supprime la dépendance à le drogue. 

Des expériences ont été menées sur une souris privée de ce gène et les résultats sont très encourageants pour les millions de personnes dans le monde sujettes aux dépendances (elles seraient 15 millions, rien qu'en Europe). 

Alban de Kerchove d’Exarde est directeur de recherche au FNRS et à l’ULB, il nous explique cette découverte : "On a trouvé un gène (et ils ne sont pas nombreux), quand on l'inactive, on inhibe complètement les effets renforçants de la drogue. C'est à dire que la drogue n'a plus le risque d'induire le fait de vouloir en reprendre et tomber dans l'addiction avec toutes les conséquences néfastes que l'on connaît (...) L'étape suivante est de comprendre le mécanisme qui amène à cette caractéristique majeure" pour permettre de le transposer à l'homme, ce qui n'est pas encore possible actuellement.  

Lutter contre les assuétudes, c'est un enjeu de santé publique très coûteux avec les méthodes actuelles. Les traitements des dépendances aux drogues représentent plus de 65 milliards d’euros par an en Europe. 

Leur découverte, publiée dans la revue scientifique EMBO Reports, ouvre la voie à de nouvelles possibilités de traitement de l'accoutumance.

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