Un employeur sur trois cherche des informations en ligne avant d’engager un candidat

Si vous avez l’habitude de publier les photos de votre dernière soirée déguisée sur Instagram et Facebook, ne vous étonnez pas lors de votre prochain entretien d’embauche. Votre futur patron fait peut-être partie des 36% d’employeurs qui cherchent des informations en ligne avant un entretien.

Les réseaux sociaux font partie de la vie des jeunes générations qui jonglent avec Facebook, Instagram et LinkedIn. Mais les jeunes font-ils attention à ce qu’ils publient sur les réseaux ? Autrement dit, font-ils attention à leur réputation en ligne ? C’est ce qu’a voulu savoir le Forem qui a réalisé une enquête auprès de 20.000 demandeurs d’emploi de moins de 25 ans et auprès de 1400 entreprises.

Limiter les publications

Une majorité des jeunes a conscience que les employeurs recherchent des informations en ligne. C’est le cas de Cécile qui suit actuellement une formation au Forem : "On sait bien que tout le monde peut avoir accès à notre profil Facebook si on ne le sécurise pas. Donc il faut bloquer l’accès pour que l’employeur ne puisse pas y aller", résume-t-elle.

D’autres font des choix en fonction du réseau social. C’est le cas d’un autre participant à cette formation du Forem. Il nous explique : "Ce que je publie sur Facebook, c’est pour la famille et un peu tout le monde. Par contre, sur mon compte Instagram, c’est plus privé, pour moi, pour mon cercle d’amis", détaille-t-il.

Ces deux demandeurs d’emploi font donc attention à ce qu’ils publient. Ils font partie des 51% des jeunes demandeurs d’emploi qui limitent la diffusion de leurs publications. Ce pourcentage est plus élevé (74%) du côté des diplômés d’un master.

Photo de profil, orthographe, commentaire

Faire attention à ce qui est publié sur les réseaux sociaux, c’est d’autant plus important quand on voit le nombre d’employeurs qui ont le réflexe de fouiller les réseaux avant un entretien d’embauche.

C’est d’ailleurs le cas de Nicolas Fraselle qui est à la tête d’une entreprise de chauffage et d’électricité dans le Namurois. Après l’entretien d’embauche en face-à-face, il fait systématiquement un tour sur les réseaux sociaux de ses candidats. Il scrute plusieurs éléments : "Les photos, mais aussi les commentaires sur les photos. Je vérifie qu’il n’y a pas de commentaire tendancieux, des injures ou des propos racistes. Je regarde aussi s’il y a des commentaires sur son ancien patron ou son patron actuel", énumère-t-il.

Cette démarche est pratiquée par 36% des employeurs selon le Forem. Et elle peut s’avérer fatale pour un candidat qui aurait trop partagé sur les réseaux sociaux. Selon l’étude du Forem, 70% des employeurs pourraient rejeter une candidature sur base de ce qu’ils ont trouvé en ligne.

Soigner sa réputation en ligne

Sur base de ces constats, le Forem a mis en place des ateliers pour soigner la réputation en ligne des jeunes demandeurs d’emploi. Thierry Ney, le porte-parole du Forem, donne d’emblée deux conseils aux jeunes demandeurs d’emploi qui s’inquiéteraient de leur réputation en ligne : "Il faut d’abord sécuriser leur profil. Ensuite, ils peuvent faire un petit check via Google. Il leur suffit de taper leur nom dans le moteur de recherche et de vérifier ce qui ressort sur eux", précise-t-il.

Fin août et début septembre, plusieurs formations sont proposées par le Forem pour perfectionner son utilisation des réseaux sociaux en vue de décrocher un emploi.

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