Un "Ecoduct" en Forêt de Soignes: un compromis entre écologie et sécurité routière

Ecoduct en Forêt de Soignes, un compromis entre écologie et sécurité routière
Ecoduct en Forêt de Soignes, un compromis entre écologie et sécurité routière - © Tous droits réservés

Un nouvel Ecoduct relie les deux côtés de la Forêt de Soignes à hauteur du ring entre Tervuren et Groenendael. Il s’agit d’un aménagement sécurisé qui permettra aux animaux des environs de traverser la route en toute sécurité. La construction a débuté en 2016 et est estimée à 10 millions d’euros. Si les travailleurs gardent le rythme, son inauguration aura lieu le 3 juin.

Cet "éco-pont" possède de multiples facettes et semble adapté à tous types d’animaux. "Pas seulement des grands mammifères comme des chevreuils ou des renards, mais aussi des plus petits. Aussi des amphibiens, des insectes, des reptiles, mais aussi des chauves-souris", nous explique le représentant de l’Agence flamande Nature et Forêt, Yoeri Bellemans.

En effet, des marres sont disposées des deux côtés du pont pour créer un endroit adapté aux conditions des grenouilles, crapauds et autres amphibiens. Pour leur permettre de retrouver leur chemin, l’Ecoduct disposera d’un couloir humide qui servira de lien entre les deux côtés. Les chauves-souris, elles aussi, seront avantagées. Si, à cause de la lumière des phares de voitures elles n’arrivent pas à traverser, une plantation d’arbustes permettra de créer un couloir d’ombre au milieu de l’agitation du ring.

Les espèces plus petites ne sont pas non plus mises de côté, puisque les insectes et les champignons pourront continuer leur expansion grâce à un chemin de troncs d’arbres déposés tout au long de l’Ecoduct.

Une activité déjà en place

Actuellement une clôture de 2 mètres de haut s’étend sur 24km de part et d’autre du ring pour empêcher un passage animalier sur les routes. Des tunnels souterrains existent déjà et c’est à cet endroit que des caméras ont été posées afin d’estimer le nombre d’animaux qui les empruntent. Résultat : ils sont bien des dizaines par mois. Tous deux, clôtures et tunnels, sont des dispositifs qui redirigeront les animaux vers l’Ecoduct afin d’orienter leur trajet vers un passage sécurisé. Pour aménager cet "éco-pont" une couche d’un demi-mètre de terre y sera déposée et quelques chênes y seront plantés au milieu.

Si le projet protège ces animaux du passage automobile, il est également un élément important pour la sécurité routière. Frederik Vaes, responsable de la gestion forestière de Bruxelles Environnement soutient cette idée. "Vous imaginez ce qui se passe quand un chevreuil traverse le ring à 90 à l’heure, ça peut causer des dégâts énormes. C’est déjà arrivé. On compte ici, sur ce tronçon, entre 5 et 10 accidents par an."

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