Un drone pour lutter contre les vols de câble? C'est l'idée lancée par Infrabel

Les vols de câble se multiplient ces derniers mois sur le rail : le 9 novembre entre Louvain et Pousset, le 6 novembre entre Namur et Gembloux, le 30 octobre entre Liège et Hergenrath... la vingtaine d'interpellations en région liégeoise le 16 octobre dernier n'a pas freiné les ardeurs des voleurs. Entre juin et octobre dernier, 225 vols ont été commis, surtout sur la ligne Namur-Gembloux et du côté de Liège.

Résultat : des trains détournés, d'autres supprimés et des heures de retard qui s'accumulent, au grand désespoir des navetteurs. Infrabel, le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire en Belgique, dégaine donc une nouvelle arme : un drone pour surveiller les voies. Le dispositif sera-t-il plus efficace que la surveillance par hélicoptère mise sur pied en 2013 ? Infrabel veut y croire. "Ce drone (...) a déjà fait ses preuves à l’étranger. Depuis plusieurs années, il est utilisé en France dans le cadre de missions de surveillance de diverses infrastructures, notamment ferroviaires", fait savoir l'entreprise dans un communiqué.

Un test... pour l'exemple

L'appareil, qui pèse une quinzaine de kilos pour une envergure d'environ 3m, peut se déplacer à 50 km/h dans un rayon de 30 kilomètres. Il est équipé de deux caméras, dont une avec vision nocturne.

Un premier test a donc été organisé ce mardi 13 novembre aux abords de la ligne 132 Charleroi-Mariembourg, en présence d’une délégation de la Police fédérale des Chemins de fer. Un test organisé aux alentours de 21h et qui a nécessité d'obtenir une dérogation auprès de la Direction Générale du Transport Aérien (DGTA). Et pour cause : la législation interdit les vols de nuit. L'appareil doit aussi rester visible de son pilote au sol.

Du côté d'Infrabel, on plaide donc pour une évolution du cadre légal. "Si une avancée est engrangée, le gestionnaire du réseau ferroviaire sera en mesure, en quelques mois seulement, de trouver un partenaire à même de déployer ces moyens de surveillance inédits en Belgique."

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK