Un djihadiste verviétois, incarcéré en Irak, veut coopérer avec la sûreté belge

Tarik Jadaoun, alias "Abou Hamza Al-Belgiki", a été capturé lors de la reprise de Mossoul.
Tarik Jadaoun, alias "Abou Hamza Al-Belgiki", a été capturé lors de la reprise de Mossoul. - © CAPTURE VRT

Le Verviétois Tarik Jadaoun, djihadiste lié au groupe terroriste État islamique (Daesh) et emprisonné en Irak où il risque la peine de mort, souhaite collaborer avec les services de sécurité belges, affirme-t-il dans une interview à la VRT. "Franchement, les informations sont très légères, mais peut-être qu'avec ces légèretés, on peut faire de grandes choses", a déclaré le djihadiste verviétois.

Jadaoun, alias "Abou Hamza Al-Belgiki", a été capturé lors de la reprise de Mossoul, où selon ses aveux, il entraînait entre autres des enfants-soldats pour Daesh. Il affirme disposer d'informations susceptibles d'aider les autorités belges, et dit n'avoir pas vraiment combattu pour Daesh, pour qui il n'aurait servi que d'infirmier au front. "C'est comme dire que j'ai cassé un oeuf sans en avoir la preuve. S'il y a des attentats en Belgique, ce n'est pas ma faute. Je ne donne aucun ordre et je ne guide personne."

"J'espère pouvoir rentrer pour m'excuser"

S'il assure n'avoir ni ordonné ni conduit les attentats survenus en France et en Belgique, il présente pourtant des excuses pour ceux-ci. "J'aurais aimé aider les services secrets belges, mais je n'ai pas eu les moyens nécessaires. Les Belges ont eu l'autorisation (de l'interroger, ndlr) uniquement pendant deux jours, même pas une semaine ou deux. (...) J'espère pouvoir rentrer pour m'excuser auprès des gens qui ont été touchés par les attentats en France et en Belgique. Je veux pouvoir leur expliquer pourquoi certaines choses se sont passées", indique-t-il.

Le détenu dit aussi espérer revoir sa femme, avec qui il s'est marié en Syrie, ainsi que sa famille en Belgique.

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