Un deuxième Salon de l'Alyah et de l'Immobilier en Israël aura lieu le 6 mars à Bruxelles

Les organisateurs s'attendent à accueillir plus de visiteurs que l'an dernier.
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Les organisateurs s'attendent à accueillir plus de visiteurs que l'an dernier. - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

L'hôtel Renaissance à Ixelles accueillera le 6 mars prochain le deuxième Salon de l'Alyah couplé au Salon de l'Immobilier et de l'Investissement en Israël, un événement qui avait connu un certain succès l'an dernier, avec un millier de visiteurs encore sous le choc des attentats du Musée juif de Bruxelles mais aussi de janvier à Paris et notamment de l'Hyper Cacher. La menace terroriste étant encore plus marquée depuis les attaques du 13 novembre, les organisateurs s'attendent à accueillir plus de monde. D'où une délocalisation dans un espace d'exposition plus grand.

285 Juifs ont émigré en 2015

Betty Dan, directrice du KKL (organisation environnementale israélienne) en Belgique et organisatrice du salon, confirme que la demande en matière d'alyah est plus importante. L'alyah (la "montée" en hébreu), c'est le retour de manière définitive des Juifs de la diaspora en terre d'Israël, pour autant qu'ils puissent prouver leur judéité.

"Il y a plusieurs années, les personnes qui effectuaient leur alyah étaient plutôt des personnes âgées, en recherche d'une seconde résidence au soleil pour leur retraite. Depuis peu, on constate que les demandeurs sont de jeunes couples, avec ou sans enfants qui souhaitent d'installer définitivement en Israël", précise Betty Dan. Pour rappel, en 2015, 285 Juifs belges ont émigré vers l'Etat hébreu soit une hausse de 14% en un an.

En périphérie de Tel Aviv

Lors de ce salon, des représentants de l'Agence juive pour Israël (basée à Paris et compétente pour les demandes belges) seront présents à Bruxelles pour répondre à toutes les questions liées à l'alyah: démarches administratives, soins de santé, recherche d'établissements scolaires, incitants fiscaux proposés.

Les promoteurs immobiliers présenteront de leur côté leurs projets de logements disponibles à l'achat. "Acquérir un bien à Tel Aviv (NDLR: la capitale économique) est devenu hors de prix. Dès lors, les Belges sont plutôt en recherche de logements en périphérie de Tel Aviv comme à Kefar Sava, Ramat Ha Sharon, Ra'anana, Bat Yam, mais aussi Cesara et Netanya. Ils sont également en demande d'un lien avec des francophones, pas nécessairement des Français. Ils apprécient donc les projets situés là sont déjà installés des Belges." Betty Dan précise en outre: "Aucun bien situé dans les territoires palestiniens ne sera proposé."

Quel avenir en Belgique?

On l'a dit: le contexte de la menace terroriste joue une rôle dans le départ des juifs de Belgique vers Israël. Mais plus globalement, en raison de l'antisémitisme ambiant, "la communauté juive, qui ne compte que 35 000 à 40 000 âmes se demande quel est son avenir et celui de ses enfants en Belgique et à Bruxelles en particulier. Certains pensent qu'ils ont encore leur place ici, d'autres pas. Mais ceux qui partent sont souvent des diplômés. Ils représentent dès lors un apport pour l'Etat d'Israël et une perte pour la Belgique."

Par ailleurs, malgré la vague d'attaques au couteau menées par des activistes palestiniens en Israël, "nombre de Juifs disent paradoxalement qu'ils se sentiront plus en sécurité là-bas qu'ici en Belgique".

Le Salon de l'Alyah et de l'Immobilier en Israël se tiendra le dimanche 6 mars de 11 h à 20 h à l'hôtel Renaissance, rue Parnasse 19 à Ixelles.

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