Un détecteur de radars Coyote dans le véhicule d'Elio Di Rupo

Un "annonceur" de radars pour freiner à temps
Un "annonceur" de radars pour freiner à temps - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Elio Di Rupo a un Coyote dans sa voiture. C'est ce que révèle une photo publiée dans la presse et qui en étonnent certains. Même le Premier ministre tenterait d’échapper aux radars.

Le Coyote, c'est ce petit boitier, qui ressemble à un GPS et qui a pour but d'informer les automobilistes des limitations de vitesses, des ralentissements, mais aussi des radars. Et c'est bien pour ça que, même s'il est entièrement légal en Belgique, son utilisation par le chef du gouvernement fait débat.

Plus il y a d'utilisateurs, plus la route est sûre. C'est ce qu'explique la marque sur son site Internet. Le système coyote c'est en fait une communauté d'utilisateurs. Il y en aurait plus de deux millions en Europe et 400 000 en Belgique. Le but recherché est bien de disposer d'un maximum de participants pour former une communauté qui puisse interagir et s’avertir par boitiers interposés de la présence de radars fixes mais aussi de radars mobiles.

Le Coyote ou un appareil équivalent comme le Wikango, ne sont donc pas des systèmes de guidage GPS, mais plutôt des avertisseurs de zones à risque.

Un dispositif qui pose des questions sur la sécurité

Ce dispositif met les forces de l'ordre mal à l'aise: "Annoncer les dangers évidemment nous n’avons rien contre mais il ne faut pas considérer que le radar est un danger en soi", considère Olivier Quisquater, de la police de la route.

"On peut également se demander si certains utilisateurs n’achètent pas ce genre d’appareil afin de rouler aussi vite qu’ils le souhaitent et freiner simplement à hauteur des radars", s’interroge le commissaire.

Des arguments balayés par Pascal Courrier, le directeur général de Coyote Benelux: "Nos utilisateurs nous remercient car grâce à ce système ils gardent les mains sur le volant et regardent la route plutôt que de chercher les coins où se cacheraient éventuellement un radar".

Le dispositif est entièrement légal mais il a un coût. Il faut compter entre 100 et 200 euros environ simplement pour le boîtier. Il faut ensuite souscrire un abonnement, qui coûte 144 euros par an.

Elio Di rupo confirme

Du côté du cabinet d'Elio Di Rupo, on confirme qu'il possède bien un appareil Coyote. On nous précise également qu'en cas d'excès de vitesse, ce n'est pas le chauffeur qui payera la contravention, mais bien notre Premier ministre.

Barbara Schaal et Laurent Van de Berg avec Grégoire Ryckmans

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