Un déficit d’effectifs au sein de la Stress team de la police?

La stress team
La stress team - © JOHN THYS - AFP

La dépression, les traumatismes lors d’intervention ou la violence qu’ils peuvent subir au quotidien sont autant de facteurs qui poussent les forces de l’ordre à parfois nécessiter l’aide de professionnels.

Un service interne, baptisé Stress team, est d’ailleurs disponible pour répondre à leurs besoins. Mais l’effectif de cette équipe composée de psychologues et assistants sociaux est clairement insuffisant.

Celle-ci est actuellement constituée de moins de 20 personnes pour répondre aux besoins des 42.000 personnes qui constituent la police locale et fédérale. L’année dernière, ce sont ainsi plus de 1200 consultations qui ont été réalisées au sein des polices locales et fédérale par cette Stress team.

A côté de ce service, il y a – mais exclusivement pour la police fédérale – un service de prévention interne dont le rôle est la surveillance de la charge psychosociale au sein du personnel de la police fédérale. A noter que sur les 13.000 membres du personnels, 4000 ne sont pas policiers. On y compte actuellement 10 postes dont un est inoccupé.

La méthodologie de cette équipe consiste à opérer une évaluation du degré de bien être psychosocial suite à la mesure d’indicateurs de bien-être (satisfaction, enthousiasme, intention de rester) et mal-être (absentéisme, stress, distanciation, violence…).

Nombreux types d’intervention

Les motifs d’interventions auprès des forces de l’ordre sont divers. On dénombre ainsi près de 443 interventions recensées pour cause de burnout, 301 suite à une intervention de crise, 167 pour dépression ou encore 55 pour des violences faites à l’égard de policiers.

Des chiffres interpellants qui ne correspondent pas forcément à la réalité de terrain selon les syndicats. Ceux-ci estiment par exemple qu’il aura fallu 6 mois après les attentats du 22 mars pour entendre tous les policiers qui souhaitaient bénéficier de l’aide de cette équipe. De plus, considérant l’attente nécessaire pour traiter les dossiers, certains ne vont pas forcément au bout des démarches.

Les syndicats considèrent donc qu’il faut plus de personnel pour répondre aux besoins des policiers, toujours plus sous pression. D’autant que la violence à leur égard augmente de 4 à 5% chaque année.

Après les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles, quelque 520 policiers ont fait appel à la Stress team, afin d'obtenir une aide psychologique 

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