Plastique ou morceau de verre dans votre assiette: que deviennent les plaintes déposées à l'AFSCA?

Un corps étranger dans votre plat: que deviennent les plaintes déposées à l'AFSCA?
Un corps étranger dans votre plat: que deviennent les plaintes déposées à l'AFSCA? - © SISKA GREMMELPREZ - BELGA

Hier, Kimberley a eu le déplaisir de découvrir une grenouille entière dans son sandwich acheté auprès de l’enseigne Panos d’Etterbeek, quelques minutes plus tôt. Trouver des corps étrangers dans son plat au restaurant, ou comme Kimberley dans son sandwich, n’est pas un fait isolé. En témoigne, par exemple, cette mésaventure d’une jeune Liégeoise : "Mes collègues et moi étions en formation pendant trois jours. Et, alors que j’étais en train de manger la salade que j’avais commandée en guise d’entrée, j’ai découvert qu’elle contenait un morceau de verre. Mais, je ne m’en suis rendu compte, une fois le morceau de verre en bouche. Et, il n’était pas minuscule," se souvient Julie. Pour Maude, c’est un morceau de tampon Jex, ces petites éponges utilisées pour supprimer la graisse des plats, qu’elle a retrouvé dans son plat de pâtes commandé dans un restaurant. Alors en visite d’un restaurant dans le cadre de ses chroniques dans le Guide du Routard, Jacques a eu une surprise désagréable : "J’ai retrouvé le coin du sachet de congélation ou de conservation dans la sauce accompagnant ma préparation à la Saint-Jacques." Quant à Jean-François, il est tombé sur une chenille dans sa salade, et une autre fois, un clou dans son steak. Il ne s’agit ici de quatre témoignages, mais qui n’a pas déjà trouvé un corps étranger dans un aliment qu’il venait d’acheter ?

Les corps étrangers détectés dans nos plats peuvent être variés. "Un couple de Français avait retrouvé un caillou dans sa galette des rois", se souvient la porte-parole de l’AFSCA, Stéphanie Maquoi. Les plus fréquents sont des morceaux de verre, un bout de métal, des sachets en plastique, mais aussi des limaces. En 2018, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire a reçu 4279 plaintes, dont 7% étaient liées à des contaminants physiques. Par contaminants physiques, il faut entendre des objets tels que des os, par exemple. D’année en année, la porte-parole précise que le nombre de plaintes varie peu.

La plainte, et ensuite ?

Si vous trouvez un corps étranger dans votre nourriture, vous pouvez déposer plainte auprès de l’AFSCA, via un formulaire en ligne, ou en appelant le numéro 0800/13.550. Après dépôt de plainte, l’AFSCA ouvre une enquête et dépêche un contrôleur auprès du détaillant qui a vendu l’aliment (supermarché ou restaurant). La plainte n’est, en effet, pas classée sans suite. "Dans tous les cas, il y a toujours un suivi," assure Stéphanie Maquoi. "Un contrôleur va chaque fois aller sur place voir les installations. Celui-ci va vérifier l’objet de la plainte, et adapté son contrôle en fonction. Lors de celui-ci, le contrôleur dispose d’une sorte de check-list, un canevas de contrôle en quelque sorte, pour effectuer son inspection. Il existe 3 types de check-list : une pour l’installation, l’infrastructure et l’hygiène, une pour la traçabilité et une troisième pour les données administratives," ajoute-t-elle. Dans ces check-lists, plusieurs critères sont mentionnés. A titre d’exemple, des éléments comme l’aménagement des locaux, la température de conservation des aliments, les dates de péremption des aliments ou encore l’hygiène des employés sont mentionnés dans la check-list pour l’installation, l’infrastructure et l’hygiène.

Un avertissement, un PV ou la fermeture temporaire

Si plusieurs manquements graves sont constatés, plusieurs cas de figure se présentent pour le contrôleur et le responsable de l’établissement concerné."En fonction du nombre de non-conformités, un avertissement peut être dressé. Il n’y a pas de PV mais un nouveau contrôle aura lieu pour vérifier la mise en ordre. Deuxième cas de figure : le contrôleur dresse un PV et un deuxième contrôle sera réalisé. Enfin, il pourra décréter la fermeture temporaire de l’établissement avec inspection avant réouverture", explique la porte-parole de l’AFSCA.

Dans le cas d’un produit acheté dans la grande distribution, l’AFSCA évaluera de quel produit il s’agit, si l’entièreté du lot est concernée, et si oui, l’agence procédera à son retrait de la vente afin de garantir la protection du consommateur.

 

 

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