Accord autour d'un contrat d'assurance spécifique pour les aidants proches

Les risques au quotidien sont nombreux pour les aidants proches, et il était jusqu'ici difficile ou très cher de s'assurer
Les risques au quotidien sont nombreux pour les aidants proches, et il était jusqu'ici difficile ou très cher de s'assurer - © JOHN MACDOUGALL - BELGAIMAGE

Les aidants proches vont bientôt pouvoir souscrire une assurance. Le ministre de l'Emploi Kris Peeters (CD&V) a obtenu de plusieurs compagnies d'assurance qu'elles offrent un contrat spécifique. Une avancée majeure pour les aidants proches.

Jusqu'ici, s'occuper d'un parent vieillissant ou d'un enfant malade se faisaient à leurs risques et périls. Par exemple, une maman qui s'occupe de son enfant handicapé et se blesse le dos à force de le porter tous les jours, elle devra se payer des séances de kiné. Ou encore, un fils qui, en prenant soin de son père malade, casse son appareil respiratoire. La facture peut être très salée...

Contrat d'assurance spécifique

Il s'agit là de risques au quotidien pour les aidants proches, et il était jusqu'ici difficile ou très cher de s'assurer. Ce ne sera bientôt plus le cas : il leur sera bientôt possible de souscrire à une "assurance aidants proches pour accidents corporels ou dommages à l'équipement médical".

Un contrat d'assurance spécifique, rédigé par différentes compagnies d'assurance, en concertation avec le ministre de l'emploi Kris Peeters. Le paquet proposera aussi aux aidants proches une protection juridique.

À une condition : que la personne apportant les soins soit enregistrée auprès d'une association d'aidants proches agréée. Celles-ci seront reçues par le ministre le mois prochain.

"Complètement aberrant"

Du côté de ces associations agréées, on grince des dents pour plusieurs raisons, même si la décision est saluée. "Sur le fond, une assurance aidants proches nous paraissait indispensable puisque les risques pris par les aidants proches dans le cadre leur accompagnement quotidien sont important", commente Céline Feuillat, chargée de projet à l'ASBL Aidants Proches.

"Maintenant, sur la forme, nous sommes très surpris. D'une part, parce que nous n'avons pas été concertés dans le cadre du groupe assurance dont M. Peeters parle dans son communique, alors que nous avions demandé à plusieurs reprises d'y être associés", déplore-t-elle.

"D'autre part, il parle de faire enregistrer les aidants proches via les associations d'aidants proches agréées en Belgique... Je ne sais pas si vous vous rendez bien compte, mais, du côté francophone, nous sommes cinq à travailler à l'ASBL Aidants Proches. Cela nous paraît, pour une population de près de 400 000 personnes, complètement aberrant de confier à la petite ASBL que nous sommes, malgré notre travail, la reconnaissance assurantielle de cette population."

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