Un congé de paternité de 15 semaines: les pères en rêvent

60 % des papas souhaitent obtenir autant de jours de congés de paternité que les mamans. Aujourd’hui, les mères ont droit à quinze semaines de congés pour s’occuper de leur nouveau-né, mais les pères ont droit à beaucoup moins. Pourtant, selon le dernier baromètre de la ligue des familles, les freins qui dissuadent les pères, comme la crainte d’un impact négatif sur leur carrière, restent bien présents.

On ne nait pas parent, on le devient

Les premiers jours de la vie d’un  enfant sont capitaux.  C’est aussi une période dont on garde de précieux souvenirs. Hervé est ingénieur en aéronautique. Il vit sa première expérience parentale et il aurait vraiment aimé bénéficier d’un congé de paternité plus long. "Le premier mois est une période importante. Dans les pays nordiques, de nombreuses mesures sont prises pour que les parents puissent se partager ce congéA long terme, le bébé n’a pas forcément besoin de ses deux parents. L’alternance est une bonne chose".

Six papas sur dix veulent un congé de paternité plus long

En Belgique aujourd’hui, les papas ont la possibilité de prendre jusqu’à dix jours de congé de paternité. Pourtant, selon l’étude de la ligue des familles, ils en voudraient davantage : "Nous avons été très surpris par le fait que six papas sur dix demandent la même durée que le congé des mamans, alors que seulement 12% y sont opposés ", explique la secrétaire politique de la Ligue des Familles, Delphine Chabbert.

Une différence entre désirs et réalité

Près de 32% des pères sondés n’ont pas pris leur congé de paternité. Dans 10 % des cas, la crainte de conséquences négatives pour leur carrière les empêche de s’absenter les premiers jours de naissance de leur enfant.

19 % par contre, ne voient pas d’intérêt à la prolongation de ce congé, mais dans la majorité des cas, (24%), ils n’y ont pas droit. C’est le cas de Jonathan, consultant indépendant en informatique : "Je n’y ai pas droit car je suis indépendant.  J’ai pu m’arranger parce que je suis bien entouré, mais parmi les indépendants que je connais, certains ne souhaitent pas prendre congé alors que d’autres ne le peuvent pas.  L’imposer serait une bonne idée ", explique-t-il.  

Rendre le congé de paternité obligatoire

Selon Delphine Chabbert, puisque certains pères n’ont pas ce droit, imposer ces dix jours est une priorité pour les protéger car ils sont de plus en plus nombreux à souhaiter s’accorder plus de temps pour apprendre à connaitre leur enfant mais aussi se familiariser avec leur nouvelle vie.  

Cette enquête de la Ligue des Familles et Ipsos, à découvrir en collaboration avec le journal Le Soir, a été menée sur un échantillon de 1315 personnes adultes à Bruxelles et en Wallonie. Les personnes interrogées ont au moins un enfant à charge de 0 à 25 ans. Le sondage s'est déroulé par mail entre le 8 et le 22 octobre.
 

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