Un comité belge manifeste contre la détention et l'extradition de Julian Assange

Un comité belge manifestera chaque lundi pour réclamer la libération de Julian Assange
Un comité belge manifestera chaque lundi pour réclamer la libération de Julian Assange - © DANIEL LEAL-OLIVAS - AFP

Arrêté par la police britannique le 11 avril 2019 au sein de l’ambassade d’Equateur où il était réfugié depuis 7 ans, Julian Assange attend toujours l’audience de la demande d’extradition vers les Etats-Unis qui le concerne. Celle-ci est prévue pour fin février 2020 tandis que le fondateur de Wikileaks, accusé d’espionnage, encourt une peine de 175 ans de prison.

C’est pour lutter contre sa détention et son extradition que le comité Free.Assange.Belgium manifeste chaque lundi à Bruxelles. "Le comité s’est constitué en janvier 2019, donc avant l’arrestation de Julian Assange, autour de 8 personnes", explique sa présidente, Marie France Deprez. "C’est à la suite de la projection d’un documentaire le concernant que nous avons décidé de faire quelque chose".

Suite à son arrestation, le comité a tenu une manifestation devant l’ambassade de Grande-Bretagne à Bruxelles, co-organisée avec un mouvement équatorien. "A la fin de cette manifestation, quelqu’un dans le groupe a suggéré que nous conservions le lundi comme date de rassemblement. Ce sera désormais la 18e semaine que nous manifestons".

"Faire connaître la situation"

Depuis, c’est un noyau d’une vingtaine de personnes qui s’organise régulièrement pour mettre en lumière le cas du lanceur d’alertes. Certains sont militants et impliqués dans d’autres organisations, d’autres non mais se mobilisent. "Ils sont motivés, pas parce qu’il s’agit de Julian Assange et de sa personne, mais parce qu’ils voient derrière son arrestation et la menace d’extradition, un très grand danger pour la liberté de la presse. C’est notre droit d’être informé qui est menacé".

En plus de différents événements comme des projections ou des séances d’information, Free.Assange.Bruxelles se rassemble généralement devant les ambassades "pour le côté revendicatif", mais aussi sur la Place de la Monnaie à Bruxelles, "ce qui permet au comité de faire part du cas Assange aux passants. Certains laissent leurs coordonnées, cela nous permet de faire connaître la situation à beaucoup plus de monde que lorsque l’on manifeste devant les ambassades", explique Marie France Deprez.

Free.Assange.Belgium dit être régulièrement en contact avec d’autres comités de soutien autour du monde mais aussi avec Christophe Marchand, l’avocat belge de Julian Assange. Des informations et mises à jour sur la situation et les actions prévues sont ainsi échangées.

S’il ne dispose pas encore de fonds propres pour financer ses actions, quelques donations de sympathisants aident le comité à mieux s’organiser., assure Marie France Deprez. Free.Assange.Belgium prévoit d’ailleurs d’organiser des actions de plus grande ampleur en octobre pour marquer les six mois de l’arrestation de Julian Assange.

 

 

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